SCÈNE XII. — FRÉDÉRIC, LÉOXOR, DOROTHÉE, ADÉLAÏDE, DUVERNEY l'aîné
LÉONOR. Mais, Frédéric , je ne sais pas trop si je dois permettre
ADÉLAÏDE. Eh mon Dieu! laisse-le donc faire.
FRÉDÉRIC. Oui, ma sœur, repose-t'en sur moi. Tu sais que je ne suis pas méchant. Je ne lui ferai pas seulement la moitié de ce qu'il mérite. Il en sera quitte pour la peur.
LÉONOR. A la bonne heure, sur ta parole.
FRÉDÉRIC. Allons, dépéchons-nous de ranger tout ceci, pour être en mouvement à son arrivée. {On range la table et les chaises. Dans cet intervalle, Julie revient avec Louise et le petit Duveniey .)
SCÈNE xin. — FRÉDÉRIC, LÉONOR, JLT.IE, DOROTHÉE, ADÉLAÏDE, LOUISE. DUVERNEY l'aîné, DUVERNEY le cadet.
FRÉDÉRIC, allant à leur rencontre. Venez, mes petits amis , passez dans le cabinet de mon papa, et prenez bien garde de ne pas faire trop de bruit, de peur que Robert ne vous entende.
JULIE. Je vais les y conduire. Il y a un livre d'estampes, je resterai avec eux pour les amuser.
LOUISE. J'ai cru qu'on venait nous chercher pour le goûter. Est-ce que nous ne pouvons pas rester avec vous pour l'attendre?
FRÉDÉRIC. J'irai vous chercher lorsqu'on l'aura servi. Entrez toujours. Robert voudrait vous faire du mal, et je ne le veux pas.
DUVERNEY le cadet. 0-oh ! a-al-lons-nou-ous-en, {Julie prend un flambeau sur la table, et les conduit dans le cabinet.)