SCÈNE X
RENAUD i/.M'N'ii, RENAUD le c.\det, DUPRÉ l'aîni:, DUPRÉ le g\det
AUGUSTE
AUGUSTE, s'asseyant. AlloUS, preuez deS siègeS et asseyez-vous. (Ilsse regardent
les uns les autres en s'asseyant en silence. Auguste sert quelque chose au.v deux petits après s'être servi lui-même si copieusement, qu'il ne reste plus rien pourles dou>c aînés.) Un moment '. OU Va en
apporter d'autres; je vous en donnerai.
REXAUD l'aixé. — Nous n'atlBudons plus rien.
AUGUSTE. — A la bonne heure.
DUPRÉ l'aîné. — Si c'est là une politesse de gentilhomme...
AUGUSTE. — C'est bien avec de petites gens comme vous qu'il faut se
L'EPEE ItJTX
gêner! Je vous ai déjà dit qu'on nous servirait autre chose. Vous en prendrez ou vous n'en prendrez pas ; m'entendez-vous ?
RENAUD l'aîné. — Oui, Cela est assez clair. Nous voyons aussi bien clairement avec qui nous sommes.
DUPiiÈ l'aîné. — Allez-vous encore recommencer vos querelles? Monsieur d'Orval, Renaud, fi! (Auyusle so lùve, tous les autres se lèvent aussi.)
AUGUSTE, savançantvcis Renaud laîné. AveC qui èteS-VOUS doUC, mOU petit
bourgeois?
RENAUD l'aîné, dun ton iVrinc. — Avcc uu petit noble, bien grossier et bien impudent, qui s'estime plus qu'il ne vaut et qui ne sait pas la manière dont les gens bien élevés doivent se comporter les uns envers les autres.
DUPRÉ l'aîné. — Nous pensons tous comme lui.
auguste. — Moi, grossier, impudent? me dire cela à moi qui suis gentilhomme ?
RENAUD l'aîné. — Oui, je vous le répète, un petit noble grossier et impudent, quand vous seriez comte, quand vous seriez prince.
AUGUSTE, le frappant. Je Vais t'appreudre à qui tu as afTaire. (Renaud laînê
veut le saisir. Auguste s'échappe, sort et tire la porte après lui.)