‹ L'ami des enfantsChapitre 32 sur 116 · SCÈNE XYII · texte numérisé non relu

SCÈNE XYII

M. DE JULIERS, FRÉDÉRIC, ROBERT, LÉONOR, JULIE, DOROTHÉE, ADÉLAÏDE, LOUISE, DUVERNEY l'.uxé, DUVERNEY le camet, sortant du cabinet avec des flambeaux.

Louise et Duverney le cadet témoignent quelque frayeur à l'aspect du fantôme. Les autres poussent de grands éclats de rire.

M. DE JULIERS. — Que signifie tout ceci ?

FRÉDÉRIC, s'avançant. — Rien que de fort simple, mon papa. Ce grand fantôme, c'est votre palefrenier avec votre perruque et votre robe de palais. ;

LE P.\ LEFRE.NIER jette à terre son déguisement et pai'ait en souquenille. Oui, MoUSieur,

c'est moi.

M. DE JULIERS. — Voilà uu vilaiu badinage, mon fils.

FRÉDÉRIC. — Mon papa, demandez à la compagnie si M. Robert ne l'a

pas mérité. Il voulait faire peur à ces petits (en montrant Louise et Duverney le cadet).

Je n'ai fait que le prévenir. Qu'il fasse voir le masque effroyable qu'il a dans sa poche.

M. DE JULiERS, à Robert. — Cela est-il vrai ?

ROBERT, lui donnant le masque. HélaS ! Oui, MoUSieur, le Voilà.

M. DE JULIERS. — Vous u'avez donc que ce que vous avez mérité.

DOROTHÉE. — C'est uous qui avons engagé Léonor à permettre que M. Frédéric lui donnât cette leçon.

ADÉLAÏDE. — Si vous saviez toutes les autres méchancetés qu'il a faites !

M. DE JULIERS. — Quoi ! Mousieur, est-ce donc ainsi que vous vous annoncez chez moi le premier jour que vous y entrez? Vous m'avez manqué dans mes enfants, qui se faisaient une fête de vous recevoir. Vous avez manqué à ces demoiselles que vous deviez respecter. Retournez chez M. votre père. En vous voyant chasser d'une maison honnête, il apprendra de quelle importance il est de corriger les vices de votre cœur. Je ne veux point de vos détestables exemples pour mes enfants. Allez, Monsieur, et ne reparaissez plus ici ! (Rotjert confondu se retire.)

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