SCÈNE II
SOPHIE, SAINT-FIKMIN
SOPHIE. — Eh bien ! mon petit cousin, quel démêlé avais-lu là avec mon frère ? II t'a assurément joué quelque tour de son métier ?
SAi.NT-FiRMiN. — Ce n'cst pas un tour de son métier, c'est une demande de sa façon : il veut que je lui fasse, à l'ordinaire, son devoir pour demain.
SOPHIE. — Et mon papa ne sera jamais insiruit de sa paresse !
SAiNT-KiRMix. — Ce u'est pas moi qui me chargerai de l'en avertir. Tu sais que, depuis la mort de ta maman, mon oncle est d'une santé si faible, que la moindre émotion le rend malade pour plusieurs jours. D'ailleurs, je vis de ses bienfaits, et il pourrait croire que je cherche à perdre son fils dans son esprit.
SOPHIE. — Eh bien! j'attends mon frère à la première occasion... Mais sais-tu pourquoi je voulais te parler"? C'est que les demoiselles de Saint- Félix viennent aujourd'hui me voir : il faut que tu nous aides à nous bien amuser.
SAiNT-i-ir.Mix. — Oh ! je ferai de mon mieux, ma petite cousine.
SOPHIE. — Ah ! les voici.