SCÈNE VI
AGATHE, CHAIiLtlTTE. SOPHIE. SAINT-EIRMIN, CHARLES
CHAULES, à Saint-Firmin. — Eli bien, aS-tU fiui ?
SAiNT-FiuMiN. — La voilà : prends, et rougis de ta paresse... Eh bien Mesdemoiselles, avez-vous quelque jeu d'arrêté?
AGATHE. — Nous VOUS attendions pour décider notre partie.
sAiNT-FiuMix. — J'ai là-bas un petit musicien à vos ordres : si vous mt le permettez, je vais l'appeler pour vous chanter quelque chanson, ou poui vous faire danser.
SOPHIE. — Un petit musicien ! où est-il ? où est-il ?
ciiAiiLoTTE. — Il faut convenir que M. de Saint-Firmin s'entend bien ; amuser sa société.
SAiNT-KiiiMiN. — Nous ferons, en nous amusant, un acte de charité, cai le pauvre petit musicien ne possède rien sur la terre que son violon.
CHAULES. — Et qui le payera? M. de Saint-Firmin? Tl parle et il agi toujours comme si le roi était son parrain, et il n'a pas une maille.
soi'iiiE. — Ne rougis-tu pas, mon frère...
sAiNT-FiiiMiN. — Laissez-le dire ma cousine, il ne m'oflense point : C( n'est pas un crime d'être pauvre : je ressemble par là à mon petit musicien qui est un très bon enfant. Je lui donnerai douze sous qui me restent dan; ma bourse, et il m'a promis de jouer à ce prix toute la soirée.
CHAULOTTE. — Nous uous cotiserons toutes pour le payer.
ACATHE. — Oui, oui, UOUS boursillerons.
SAiNT-FiuMiN. — Voulez-vous que j'aille le chercher? Il attend là-bas ; la porte.
Sdi'HiE. — Sûrement, mon cher petit cousin, et dépèche-toi. isaini Fiimir
sort. En même teiii|]s Justine apporte un pàleau sur un plat.)