‹ L'ami des enfantsChapitre 81 sur 116 · CHARLES, EDOUARD, ALEXIS · texte numérisé non relu

CHARLES, EDOUARD, ALEXIS

CHARLES, avec lair un peu embarrass,-. — Boujour, Edouard. Alexis cst veuu me dire que tu me demandais. Me voici. Je suis cependant fâché...

ÉDorAiîD. — De quoi es-tu fâché, mon ami?

CHARLES. — De ce que mes étrennes ont été si misérables, et de ce que je...

EDOUARD. — N'est-ce que cela ? Sois tranquille.

ALEXIS. — Edouard n'en est que plus content de pouvoir suppléer à ce qui vous a manqué. N'est-ce pas, Edouard?

ÉDOUAHII. C'est de tout mon cœur. (H prend Charles par la main et le conduit vers

la table.) Ticns, voilà tous mes présents que nous avons d'abord partagés en deux portions bien égales. J'ai encore ajouté quelque chose de plus à la tienne, pour ne te laisser rien à regretter.

ALEXIS. — Il y avait deux choses qui n'étaient pas de nature à être partagées, le microscope et le loto. Edouard, suivant vos conventions, pouvait les garder pour lui. Il a mieux aimé vous donner le loto, de peur d'avoir le moindre reproche à se faire.

ÉDouAiiD. — J'ai regret que ces figures de porcelaine n'aient pu se partager par nombre égal. J'ai gardé les neuf Muses ; mais, pour remettre l'égalité, je te laisse, avec les quatre Saisons, un cent de jetons de nacre et cette bourse qui me revenait. Tu n'en es pas moins le maître de choisir entre ces deux lots.

CHARLES. — Eh non, mon ami, je suis content.

EDOUARD. — Je ne le suis pas encore, moi. J'ai laissé dans le buffet un

gâteau dont la moitié m'appartient; je te le donnerai tout entier. Je cours le chercher, (ii sëioigno.)

CHARLES veut courir aprùs lui pour le rappeler. OÙ VaS-tu donC ?

Ce n'est pas la peine !

ALEXIS, larrètant. — Laissez-le faire, monsieur Charles. (A Edouard.) Oui, va, va, mou ami.

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