‹ L'ami des enfants et des adolescentsChapitre 102 sur 153 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

lE PBÉVOT , BRAS-CROISÉS. LA TERREUR, GEORGE , THOMAS*

THOMAS, à George. Te voilà bien satisfait, n'estil pas vrai, de la vilaine action que tu m'as fait commettre? Georoje , c'est indigne à toi.

LA TERREUR. Douccmcnt, doucemcut, ne le tourmentez pas; il a besoin de repos. Un homme n'est pas toujours le même !

TH03IAS . Je ne le sais que trop . Je ne conçois plus rien à lui ni à moi.

GEORGE. Mon oncle, modérez-vous, je vous prie. {Bas.) Vous allez détruire tout notre ouvrage,

THOMAS. Oh ! il n'en faut plus parler. Tout est perdu.

GEORGE, étonné. Comment donc? {Aux sol-

dats.) Eloignez-vous un peu, mes amis, je vous en

conjure.

THOMAS. Ton père ne veut plus me voir pour l'avoir dénoncé, et en avoir reçu Targent. Quand j"*ai voulu le forcer de le prendre, il Ta rejeté avec horreur, en s"'écriant : Que Dieu m''en préserve ! à chaque denier je vois pendre une goutte du sang de mon fils. Que veux-tu maintenant que je fasse? Je suis furieux contre toi. Tout le village va me détester ; on croira que c"'est le démon de Tavarice qui me possède. Il n'y aura pas d'enfant qui ne me jette la pierre.

GEORGE. Soyez tranquille, mon oncle, tout s'arrangera ; le plus difficile est passé. Faites seulement que mon père vienne me voir.

THOMAS. Comment veux-tu que je l'aborde, à présent ? Mais quoi ! le voici qui vient avec ta mère.

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