‹ L'ami des enfants et des adolescentsChapitre 126 sur 153 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

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MADAME BEAUMO]NT. Co petit COquiu! SoD tUtCUF

une fois parti, qu'il s'avise de remettre le pied dans ma maison! Mais qu'est-ce donc qu'il t'a conté pour le faire croire que ton éducation était négligée.

léonor. Cela est vrai aussi , ma tante. Les connaissances essentielles qu'une jeune personne bien élevée doit posséder, m'en avez-vous fait instruire?

MADAME BEAUMONT. Eli , ma diviuc Léonor! que manque-t-il à tes perfections , toi qui es la fleur de toutes nos jeunes demoiselles?

léois'or. Oui, je sais les choses qui ne sont propres qu'à m'inspirer de la vanité ; mais celles qui ornent l'esprit , la géographie , Tliistoire, le calcul, en ai-je seulement une idée ?

MADAME BEALMoiNT. Pédanterie que tout cela ! Je serais au désespoir de t'avoir fait rompre la tête de ces balivernes; elles ne sont bonnes, tout au plus , que pour un écolier de latin. As-tu jamais entendu rien de pareil dans les cercles de femmes où je te mène?

LÉONOR. J'en conviens. Mais pourquoi du moins ne m'avoir pas fait connaître les travaux dont une personne de mon sexe doit s'occuper? Sais-je manier l'aiguille ou la navette ? Serais-je en état de conduire un ménage ?

MADAME BEALiMONT. Aussi u'ai-jc pas voulu faire de toi une marchande de mode, ou une cendrillon.

LÉois'OR. Mais, si nous venions à perdre M. \ erteuil , si je tombais dans la misère, quelles seraient mes ressources pour gagner ma vie ?

MADAME BEALiMONT. Obi s'il UC ticut qu'à CCla ,

je puis, dW seul mot, calmer toutes tes inquiétudes. Uargent ne te manquera jamais. Tu nageras dans Tabondance. J'ai si bien tourmenté M. Yerteuil pour qu'il t'instituât son héritière, qu'il va faire aujourd'hui son testament en ta faveur. Mais le voici qui vient lui-même. Je te laisse avec lui. Il veut t'instruire de ses dispositions. {Elle sort.)

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