‹ L'ami des enfants et des adolescentsChapitre 74 sur 153 · HÉLÈME , ALBERT, JULES, VICTOR, RAOUL, CARAFFA · texte numérisé non relu

HÉLÈME , ALBERT, JULES, VICTOR, RAOUL, CARAFFA

ALBERT, rfe /om. Me voici, me voici! On va vous apporter des rafraîchissements.

JULES, allant au devant (V Albert. Venez, venez. Nous n'attendions que vous.

ALBERT. Ah ! je vous remercie.

VICTOR. Faisons le partage des fiches. Combien à chacun?

RAOUL. Nous sommes six. Chacun en aura vingt, et dix jetons qui en vaudront cent.

JULES. Mais combien la fiche?

CARAFFA. C'est à mademoiselle d'y mettre le prix.

HÉLÈNE. Je tiens votre jeu ordinaire.

ALBERT. Nous jouâmes deux sous la fiche, la dernière fois.

HÉLÈNE. Eh bien ! qu^à cela ne tienne. La fiche à deux sous.

JULES, à Victor. As-tu fini de compter ?

VICTOR. Oui, voilà qui est fait.

(Le jeu commence. Caraffa prend la main , Victor et Raouf après lui. Ils disposent si bien les cartes, que la perte est tout entière de leur côté et de celui de Jules.)

HÉLÈNE. Hé, hé ! si cela continue, j'aur a bientôt accompli ma prophétie.

CARAFFA. Tant que nous ne jouerons que deux sous la fiche, vous ne nous aurez pas ruinés de longtemps.

VICTOR. Il n'y a qu'à la mettre à quatre sous.

ALBERT. Je le veux bien. J'ai une bourse qui n'est pas facile à tarir.

(Il tire sa bourse et fait sonner son argent. Piaoul et Victor se regardent avec un sourire. Caraffa lorgne la bourse en dessous, et Jules la considère avec ayidité.)

HÉLÈNE. Je peux bien risquer autant que mon frère, peut-être.

CARAFFA. En ce cas, il faut payer d'abord n os djettes et reprendre ensuite de nouveau notre premier enjeu, pour qu'il n'y ait pas d'embrouillamini. Voyons. (// compte ses jetons et ses fiches.) Je perds six fiches et un jeton : trente-deux sous ; les voilà.

RAOUL. J'ai tous mes jetons, Une me reste que deux fiches. C'est dix-huit que j^ai perdues. Voilà mes trente-six sous.

274 l'ami nES ENFANTS. ■"'

VICTOR. Je suis le plus maltraité. Pai perdu quatre fiches et trois jetons. Les trois jetons, trois livi-es; les quatre fiches, huit sous ; en tout, trois livres huit sous que voici.

ALBERT.. Et vous, M. JulcS?

JULES. Je suis le moins malheureux. Je perds seulement quinze fiches. Cest trente sous. En voici six. Je changerai six francs à la fin du jeu, pour vous payer les vingt-quatre sous qui restent.

HÉLÈNE. Non, vous me devrez tout. Je me charge de votre dette, et voilà vos quinze fiches. Voyons ce que je gagne de plus. Voici mon enjeu. Il me reste trois fiches et trois jetons. M. Victor me donnera trois livres et six sous ; et voilà bien trois jetons et trois fiches que je lui rends. Pour les deux sous de surplus, mon frère lui donnera une fiche; il eu donnera aussi dix-huit à M. Raoul pour ses trentesix sous. Albert, il doit te lester encore six fiches et un jeton que perd M. Caraffa; prends ses trentedeux sous. Cela fait-il ton compte ?

ALBERT^ compta?it. Oui, tout juste.

HÉLÈNE. Ainsi tu gagnes trois livres dix sous ; et moi, quatre livres seize, en y comprenant la dette de M. Jules. Il est assez drôle que nous soyons les seuls à gagner. Ce n"*est pas trop bien recevoir ses visites.

RAOUL. Oh! je perds toujours, moi.

JULES. Ainsi les fiches sont maintenant à quatre sous?

ALBERT. C^est entendu.

eARAFFA, prenant et mêlant les cailles. Allons, >je vais recommencer la banque.

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