‹ L'ami des enfants et des adolescentsChapitre 99 sur 153 · ACTE III. — SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCÈNE PREMIÈRE

La scène se passe dans la prison du château.

BRAS-CROISÉS , soldat; et LE PRÉVÔT du régiment. [On entend dans le lointain un bruit de musique militaire.

BRAS-CROISÉS, se réveillant. Que le diable emporte ces maudits tambours! Je me suis fait mettre au cachot pour 'dormir à mon aise, et voilà une aubade qui vient me réveiller. (Il prête Voreille.) Mais quoi ! n^est-ce pas une exécution ?

LE PREVOT. Tu ne sais donc pas le malheur du pauvre George?

BRAS-cRoisÉs. De George, dis-tu? Cela n^est pas possible.

LE PREVOT. Cela nVst pourtant que trop vrai. Il a déserté hier au soir.

\ BRAS-CROISÉS. Lui ! le plus brave soldat de la 'i .

compagnie ! Il y a longtemps que je ne fais que passer et repasser le guichet, et je ne Tai jamais vu une seule fois en prison.

LE PRÉVÔT. Il n^est personne qui ne soit étonné de cette aventure. Quand on Ta rapportée au colonel, il n^a jamais voulu le croire. Tout le régiment en est resté confondu. Les grenadiers sont allés dei mander sa grâce au conseil de guerre; mais il Ta refusée pour Texemple. On n^a pu obtenir qu"'une modération de la peine j et il en sera quitte pour

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faire un tour par les verges. Cela doit être fini à

présent. {Ofi ffappeà laporte.)

LE PREVOT. Qui est là? .

LA TERREUR, ch( dcliors . Aiiii ! la Terreur! (Z,e | frévàt ouvre la porte. La Terreur entre en san-

yîotant.)

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