‹ L'ami des loisChapitre 14 sur 63 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DUBRISSAGE, FILTEAU.

DUBRISSAGE, vojant sortir Forlis.

Me trompé-je? Forlis de retour! Ah! tant pis. Il faut au journaliste en donner prompt avis. Ici, nous serons bien... Je vais vous montrer l'acte.

FILTEAU.

Du partage?

[Ils s'asseyent devant une table.)

DUBRISSAGE.

J'en tiens une copie exacte.

Vous savez que déjà les plans sont discutés.

FILTEAU.

Je sais même à-peu-près comme on nous a traités.

DUBRISSAGE.

J'ai de vous et de moi vanté le zèle extrême :

On plaide toujours bien en plaidant pour soi-même :

Mais vingt-huit concurrents!...

FILTEAU.

Sans doute.

DUBRISSAGE.

Il fallait bien Se saigner quelque peu pour force gens de bien, Bons travailleurs sous nous, troupeau qui nous seconde : Voulez-vous réussir? ménagez tout le monde. Soyons justes d'ailleurs, Filteau; sous l'ordre ancien. Qu'étions-nous, vous et moi? parlons franc : moins que rif Qu'avions-nous? j'en rougis! pas même un sou de dettes, Car il faut du crédit pour en avoir de faites : Or, d'un vaste pays maintenant gouverneurs, Nous aurons des sujets, des trésors, des honneurs, Nous, humbles rejetons de la gent prolétaire Qui n'avions pas en propre un seul arpent de terjre.

FILTEAU, suivant des jeux sur le papier. Oui... voyons le travail... Maçon, Beaune... Vraiment, Bon pays! bon vignoble!

DUBRISSAGE.

Il tombe au plus au gourmand.

FILTEAU.

Ah! voici notre lot... On me donne le Maine.

DUBRISSAGE.

Vous allez y manger les chapons par centaine.

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