ACTE III, SCENE I
Des oisifs rassemblés les vagues se mouvoir!
Ce que c'est que l'esprit public! comme il se monte!
FILTEAU.
L'esprit public! Un groupe abusé! Quelle honte! Quel excès de délire et de corruption!
DUBKTSS AGE.
Vous êtes loin encor de la perfection....
Des hauteurs de l'estime oii le Forlis s'élève,
Il faut qu'il tombe enfin. Tout mon sang se soulève
De voir que, me jugeant trop au-dessous de lui.
Il ose, en ses dédains, me confondre aujourd'hui,
Avec cent factieux obscurs et sans courage :
Croit-il qu'impunément l'on endure l'outrage?
Tout beau, monsieur Forlis! vous que l'on dit sensé,
Vous saurez ce que peut l'amour-propre offensé.
Faut-il qu'il rende l'ame implacable, inhumaine?
DUBRISSAGE.
Eh quoi ! tout vient ici justifier ma haine. Oublions que sa chute aide notre projet, Forlis , s'il n'est coupable , est au moins bien suspect : L'écrit qu'il a signé contre lui-même plaide.
FILTEAU.
Eh bien! laissez agir la justice.
DUBRISSAGE.
Je l'aide.
FILTEAU.
Quoi! tant d'obscurs agents qu'en secret vous armez Ces doubles de la liste , en cent endroits semés , Vos déclamations , vos cris , votre scandale , Vont aider la justice?
DUBRISSAGE.
Ah! trêve à la morale
Un mot encore; il faut vous tracer tous vos pas, Pour que votre air, vos yeux ,^ ne nous trahissent pas. Lorsque Laroche ici paraîtra, dans une heure, Vous verrez le ForUs en état et demeurée D'arrestation.
FJLTEAU.
Ciel!
Vous VOUS troublez déjà?
Allons, un maintien ferme, et point de pâleur... là. C'est Forlis!... taisons-nous.
FiLTEAU, a part.
Que mon ame est saisie!