BÉNARD, SUITE DE DOMESTIQUES
BEN ARD
.gant le règ.
De l'intrigant le règne enfin expire A soulever le peuple en vain sa voix aspire : Le peuple, inexorable alors qu'on l'a trompé. Couvre de ses clameurs son langage usurpé; Mais , laissant à la loi le soin de son supplice , L'entraîne à la prison où l'attend son complice.
MADAME VERSA C
(^A Fikeau.) Destin trop mérité!... Ces éclats scandaleux De notre liaison ont rompu tous les nœuds , Monsieur; votre présence, à Forlis si funeste, Ne peut plus désormais...
FORLIS.
Souffrez que monsieur reste.
FILTEAU.
Ah! monsieur, croyez bien....
FORLIS.
Oui, soyez rassuré; Je sais tout : des méchants vous avaient égaré. Oui, contre votre arrêt, madame, je réclame; Monsieur est notre ami.
FILTEAU.
Gielî
FORLIS. •
J'ai lu dans votre ame; Elle est droite.
FILTEAU.
Ah l sur moi je n'ose ramener Les regards que vers vous je viens de détourner.
FORLIS.
Vous avez du rougir, quand vous étiez coupable. Le repentir, monsieur, fait de vous mon semblable : Donnez-moi votre main.
FILTEAU.
Sous le crime abattu, Je me sens, près de vous, renaître à la vertu.
V E R s A c , montrant Forlis.
Ce diable d'homme, en soi je ne sais quoi renferme,