‹ L' ami du Clerge ParoissialChapitre 79 sur 276 · III. — Comment doit étre donnée l’'approbation · texte numérisé non relu

III. — Comment doit étre donnée l’'approbation

40 Aprés un examen attentif permettant de conclure a l’authenticité : post diligentem recognitionem. Nous ferons remarquer que l’examen de l’évéque ne confére pas a une indulgence l’authenticité qu’elle n’aurait pas ; mais il permet de publier indulgence. j

20 J] faut qu’elle soit exprimée d’une maniére claire, distincte exprimenda, c’est-a-dire, d’aprés les Analecta, cum nomine approbantis, cum loco et tempore approbationis daic.

Il ne suffit donc pas de mettre sur la piéce ces formules générales : Avec la permission des supérieurs, qu’on n’accompagne ordinairement d’aucun nom et d’aucune date; cela ne forme pas Vapprobation distincte exprimendam.

REGLE V Sont apocryphes ou complétement révoquées les indulgences de mille ou plusieurs millers

‘ Beringer, Les Indulgences, t. 1, p. 105; Tachy, Traité des Confréries, n. 386.

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@Mannées, quelle que soit l’époque de leur concession.

1o Il est certain qu’il n’y a plus aujourd’hui d'indulgences de mille ans et plus. Elles ont toutes été rapportées par le décret du 26 mai 1898 : Indulgentias omnes mille vel plurium millium annorum omnino esse revocandas, si Sanctissimo placuerit 1.

2° Tl y a eu certainement, dans les Sommaires approuvés par la Sacrée Congrégation, des indulgences de mille ans et plus que les fidéles ont pu gagner jusqu’a la révocation du 26 mai 41828. Comme preuve on peut citer le passage suivant extrait du Sommaire de l’Archiconfrérie de Marie- Consolatrice, § 44 : « In festivitatibus Assumptionis, Nativitatis, etc., acquirunt mille annos et mille quadragenas indulgentie 2. » La Constitution d’Innocent XI, Nuper pro parte, en faveur du Rosaire, rappelait une indulgence de sexaginta millia annorum et totidem quadragene concédée par la bulle Splendor paterne gloric, du 27 février 1488. 5

3° Ces indulgences ont-elles été accordées dans cette forme ? Plusieurs auteurs graves, entre autres Dominicus Soto, Estius, Maldonat, Bellarmin, le révoquent en doute. Le premier affirme que de semblables concessions ne viennent pas des papes eux-mémes, mais qu’elles proviennent de ce qu’on a additionné ensemble différentes concessions. De fait, le décret de révocation déclare qu’elles ne reposent sur aucun document authentique, nullo aut supposito niti fundamento. Devant cette révocation générale, toute discussion cesse.

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