ACTE II, SCENE XV
Fritz, à part. — Voilà mon affaire !
Hankzo, lui tendant la main. — Au revoir, Fritz.
Fritz, vivement. — Un moment, je pars avec toi — .
Haxezô, étonné. — Comment ?
Fritz. — Oui, j'ai réfléchi. . . .
Haxezô. — Mais ton réservoir. , . . tes grilles. . , . tu disais. - . .
Fritz. — Bah ! Christel surveillera la pose des grilles aussi bien que moi.
Hanhzô, frappartt dans ses mains. — Ah! tu finis par te décider une fois. . Ce n'est pas malheureux. {Serrant la main ele Kobns.) Tu me fais joliment plaisir, va! Nous allons nous en donner. Tu verras ! tu verras !
Fritz.— Justement! Cette existence monotone de la ferme m'a rendu tout mélancolique.
Haxezô, jetant son chapeau en Pair. — Ah! ah! ah! Quelle noce nous allons faire! Quelle noce!
Fritz, lui prenant le bras. — En route! ( Il V entraîne vers le fond.')
Haxezô. — Mais nous ne pouvons pas partir comme
cela, Fritz, il faut dire adieu au père Christel.
Fritz, (J entraînant ï) — C'est inutile!
Haxezô. — Et le rebbe le rebbe ?
Fritz. — Nous le verrons plus tard. . . nous lui dirons. .. Viens. ... (A part.) Si je la revois, je suis perdu! . . .
Haxezô, se débattant. — Ce n'est pas convenable, Fritz, un vieil ami. . . .
Fritz. — Eh! il faudrait lui donner des explications,
c'est un être curieux,... Il voudrait savoir.... les autres aussi s'en mêleraient. ... ils feraient leur possible pour me retenir à la ferme et je serais capable de me laisser attendrir.
Haneo, vivement, — Du tout! du tout ! J'ai ta parole. Tu as raison, Fritz. . . . En route! Frédéric est dans la cour, nous le prendrons en passant. {S' arrêtant au moment de partir.} Et ton chapeau ? . . . .
Fritz. — Ah! oui. . . . j'oubliais. (Ilredescent viveme?it prendre son chapeau. A pa?i ) Pauvre Sûzel ! (On entend des voix à la ca?itonade da?is la ferme. D }u?i air effare \ La voici ! . . . .
Hankzô, prenant le bras de Fritz. — En route ! {Fritz enfonce biusqueme?it son chapcaïi ; ils sortent en courant* Christel et David paraissent à gauche et s' arrêtent sur le seuil de la ferme. )