‹ L'ami Fritz (volume 2)Chapitre 49 sur 89 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Fritz, seul. — Eh bien ! Qu'est-ce que c'est donc, Fritz ? Est-ce que ?. . . Ça t'est bien égal que cette petite se marie ! (Il tombe assis au bord de V auge.) Ah ! (Regardant autour de lui d'un air i?iqtciet.) Tu es fou ! (// se relève.) A ton âge!. . . . Toi, Kobus, amoureux de la fille de ton fermier. . . . Une enfant, qui n'est ni de ton rang, ni de ta condition. . . Ça n'a pas le sens commun. Si par malheur quelqu'un s'en doutait, tu n'oserais plus te montrer. C'est alors qu'on se moquerait de toi, Fritz, de toi qui depuis quinze ans passes ta vie à te moquer des autres. L,e vieux rebbe lui-même, malgré son amour du mariage, te rirait au nez ! (S' arrêtant.) Ah! je comprends maintenant pourquoi je me plaisais tant à la ferme ! . . . . Et moi qui ne me défiais de rien ! Si la chose avait encore duré quinze jours, je me serais réveillé un beau matin comme le poisson dans le filet! Quelle chance que le rebbe soit venu! (Se remettant,) Allons! C'est encore un grand bonheur que personne ne sache rien. ... Il faut du courage. ... Il faut étouffer cela

bien vite. ... Ce sera dur les premiers jours Oui,

ce sera même très dur. . . . mais le bon sens te reviendra. ... le vieux vin te consolera. . . . Tu donneras des dîners .... tu voyageras .... Tu .... (Ha?iezô paraît au fond y à droite, son fouet à la main.)

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