‹ L'ami Fritz (volume 2)Chapitre 55 sur 89 · ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE I

Frédéric. — Nous avons bien vécu, voilà tout!... Et même je me rappelle que Kobus ne nous tenait pas tête comme d'habitude ; il avait des distractions, il mettait de l'eau dans son vin ; il racontait des histoires mélancoliques

Hankzô. — Oui, Frédéric a raison ! Quand nous étions à l' auberge, le soir, au lieu de nous réjouir et de nous faire du bon sang, il racontait le mariage de son père, celui de son grand père, de son grand-grand-père, enfin tous les mariages de sa famille depuis cent ans. Je T écoutais en fumant ma pipe ; Je pensais : Fritz veut se moquer de nous ! . . . . Tu sais, Catherine, entre célibataires, on rit volontiers des gens qui se marient.

Frédéric — C'était une farce, une simple farce !. . . . Après dîner on raconte des histoires à tort et à travers, mais cela ne signifie rien. Le lendemain on a repris son bon sens, et Ton pense à se réjouir d'une autre manière. Je suis sûr que Kobus sera content de venir avec nous à la fête de Beau-Castel, très content !

Catherine. — Je ne pense pas, monsieur Frédéric.

Haxezô. — Enfin, tu lui diras que nous sommes venus Catherine ; tu lui expliqueras tout en détail.

Catherine. — Oui, monsieur Hanezô.

Hanezô. — D'ailleurs nous reviendrons le voir après déjeuner. {Il se dirige vers la porte, à droite.}

Catherine. — Je n'oublierai rien ! mais je vous le le répète. ... M. Kobus est un peu malade.

Frédéric, prenant le bras de Hanezô. — Raison de plus ! . ; . Quand on est un peu malade, il n'y a rien de tel qu'une petite pariie pour vous remettre.

Hanezô, sur la porte. — Allons ! au revoir, Catherine. {Ils sortent bras dessus y h as dessous,)

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Catherine. — Au revoir, messieurs (Cris dans la coulisse, au fond, à droite.) Ciseaux, couteaux.., couteaux à repasser. (Catheri?ie fetme la porte.)

Grands cris a gauche. — Catherine !. . .

Catherine. — Voilà M. Kobus qui se réveille. . . .

Fritz, plus fort, à la canto?iade. — Catherine !. = . Catherine ! . . . Catherine ! . . {Catherine se dirige à la hâte vers la gauche. La porte de la chambre à coucher de Kobus s' ouvre, Fritz paraît sic? le seuil, les cheveux ébouriffés. Il semble furieux \)

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