SCENE V
FRITZ, seul.
Brave homme ! Le voilà qui court chez l'autre,
comme s'il s'agissait de son propre bonheur; il voit les
i6 L'AMI FRITZ.
enfants heureux et son cœur rit . {En ce moment le rebbe passe devant les fenêtres, en trottinant, une main sur la poche de sa culotte .) Il faut pourtant que je le fasse un
peu enrager. {Appelant.} Hé ! rebbe rebbe (77
remonte la scène.)
David, à la fenêtre. — Quoi ? . . Quest-ce que tu veux, Kobus ?
Fritz. — Et moi, David, tu ne penses plus à moi
tu n'as donc plus de femme à me proposer? L,a vingtquatrième .... tu sais
David, levant les bras d'un air comique. — Ah ! Kobus ! sans ton malheureux défaut de rire à tort et à
travers, tu serais le meilleur homme du monde {Il
part e7i trottina?zt. Fritz, tout joyeux, le regarde s^ éloignera)
Fritz. — Ah ! ah ! ah ! quel plaisir de vivre dans un pays où l'on trouve des originaux pareils, des hommes bons et réjouissants. . . . {Catherine parait à gauche.)