ACTE I, SCÈNE V
David s'assoit tout joyeiix devant la table et met ses lunettes. )
David, écrivant- — "Je soussigné David Sichel, rabbin à Claire-Fontaine, reconnais devoir à M. Fritz Kobus, rentier, demeurant au même endroit, la somme de douze cents francs, que je lui rendrai avec les intérêts à cinq pour cent . . . {Fritz rentre et dépose un rouleau sur la table .)
Fritz. — Voici les cinquante louis.... {Regardant par-dessus V épaule du rabbi?i) qui conti?iue décrire.) Qu'est-ce que tu écris là?
David. — Je fais le billet. {Lisant.) "Je soussigné David "Siebel...."
Fritz. — Tu seras donc toujours le même, vieux rebbe, tu ne comprendras donc jamais la plaisanterie? Il faut toujours être grave avec toi, comme la loi et les prophètes !. . . Est-ce que tu n'es pas mon plus vieil ami? Est-ce qu'il faut maintenant des papiers entre nous ? {Il prc7id le papier et le déchire.)
David, se levant tout ému et serrant la main de Fritz. Merci, Kobus ! {Il prend le rouleau et se dirige vers la porte d'un air pressée)
Fritz. — N'oublie pas de venir pour le café !
David, se retournant sur la porte. — Sois tranquille. (// sort.)