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qui:ont le plus de:durabilité ou iqui offrent le “plus de résistance à l’action destructive des élé- ‘ments ; tels sont le platine, l'or, l'argent, le mercure; le cuivre et le fer. AUTr |
Eh bien ! il se trouve un minéral, une simple pierre, qui résiste à l'air, à l’eau et au feu-et cette pierre, c’est l'amiante, Pasbeste ou la chry- :sotile.-= C’est une merveille ! c’est une puissance ! Ce qu'on en peut faire tient du prodige.
‘Vous savez que les anciens en Europe:et en Asie en fabriquaient des tissus, des cordages, des filets : vous savez également que l’industrie moderne en a multiplié l'emploi dans une infinité d'articles. : Nous avons les mêches de ‘lampe, les bourrelëts, (le packing,) la peinture, | le papier-tenturé, le carton, en amiante. On en revêt intérieurement les creusets, les chau- “dières, les hauts-fourneaux et les coffres: de À bille sûreté. 4e.
Les coffres de süreté, à quoi bon, si:ce n’est À à indiquer aux voleurs les endroits qu’il leur} de « faut attaquer ? Contre! le feu, ils donnent moins À que,
‘dé sécurité que lé papier d'amiante. Croyez bien qne le papier à écrire, le papier à impri-} num mer, le papier Joseph, à billets de banque, nous | sera, né tarderons pas 4 l'avoir en amiante!" Déjà, E des: l'encre incombustible est trouvée, une exmcre} num ‘qui noïrcit aulieu’ de s'effacer , en passant au *‘ feu. Le papier existe et n’attend plus que des! une capitalistes entrepfénants pour s’abandonner! trou au commerce; à la foi publique, au monde offi-E et a -. ciel, aux:savants, aux poètes, aux notaires, aux! l'un “banques. Assurez-vous la possession du brevet} Nan - «d'invention du papier d'amiante,au bureau desi de S
frent le des éléle mer-
> simple feu-—et la chryne puisdu pro-
pe.et en ordages,
l’induslans une iches de
peinture, |
nte. On es chau- )ffres de
ce n’est wil leur
nt moins |
Croyez à impriue, nous e:: "Déjà,
e emcre ssant au que des ndonner nde ofiiires, AUX x brevet reau des
brevets: à Ottawa,et votre fortune est : faite, Votre marque de fabrique apostillée par l'Etat: impose. votre papier à tous les bureaux officiels, : aux burèaux du gouveriement d'abord, aux ré:
gistrateurs; aux protonotaires, aux shérifs' et aux. notairés ensrite.- Les notaires: y: trüuves ; ront surtout leur affaire. : Chacun voudra avoir ses contrats, ses, actes, ses titres suridu papier d'amiante écrits en encre à la fois indélébiie:et incombustible. La: maison, tous les meublés pourront:brüler, et-dans: leurs cendres: on ramassera intacts les papiers précieux qui ‘établissent des-droits absolus. Parmi ces papiers vous: retrouverez: votre : police : d'assurance: Avec cela vous renaissez de vos cendres, vous: êtes un vrai Phénix! même-sans vous en douter. , | aire | Contrats, obligations, ‘billets : promissoires, billets de banque; tont-est là, en parfait état de:: conservation: | eynl Avec de pareilles garanties contre le feu, que de quiétude d'esprit, que de sécurité domestique; que de bons sommeils gagnés! | À ce sujet, je citerai un article du dernier numéro de l’Opinion Publique de Montréal, qui: sera, (je le regrette: profondément, comme l'un des: fondateurs de ce journal) le dernieride ses numéros :—I] a fait lui-même son épitaphe. :
“Le: 15 octobre dernier, le feu: éclata dans une immense bâtisse de la ville de Nantes, où'se trouvaient plusieurs établissements importants, et au: ler-étage les bureaux:de M. Rousselot,: l’un des principaux ‘banquiers de la-ville de : Nantes:et le frère du vénéré M.-Rousselot;curé de Saint-Jacques de Montréal. Malgré dés se: '
cours empressés, la maison tout entière fut bien
tôt envahie, et il ne fut pas possible d'arriver au bureau de la banque pour préserver les valeurs qui se trouvaient dans les coffres-forts au montant de plusieurs millions. C'était, il est vrai, des er de la fameuse maison Fichet, de Paris, vendus comme inaccessibles au feu. Mais
quelle devait être l'anxiété du directe
banque !
ur de la
M. Rousselot, pendant plusieurs jours, ne pût arriver jusqu'à ces deux caisses, dont l’une était restée fixée dans le mur, à 40 pieds de hauteur, à cause de l’effondrement des plafonds, et l’autre avait été précipitée dans la cave qui était toujours comme une fournaise incandescente et impénétrable. M. Rousselot:est un homme plein de
foi et d’une dévotion toute particulière envers
Saint-Joseph. Il se souvint alors des instances qui lui avaient été faites récemment par son
frère, en faveur de l'Œuvre des Orphelins de Montréal, et, en bon chrétien, il fitla promesse de donner la somme de deux mille piastres à cette œuvre, si la caisse était préservée, et il écrivit aussitôt à son frère en mentionnant l’engagement qu'il avait pris.
uit jours se passèrent dans l'incertitude, et pendant ce temps qu’elle pouvait être l'inquiétude de ce pieux chef de famille !
Ce ne fut qu'au bout de huit jours que les murs étant refroidis et suffisamment consuli-
dés, on put descendre la caisse se mur et extraire l’autre caisse préc
dans le
ee dans :
cave. Les caisses furent transpor.ces chez M. Rousselot, et les serruriers, sous la direction
d'un employé de la maison Fichet, de Paris,
t bien
arriver les vaorts au , il est het, de a. Mais ir de la
, ne pût ne était auteur, l'autre ait toute etimplein de » envers stances par Son elins de romesse astres à rée, et il ant l’en-
tude,et |
'inquié-
que les ‘oh:
dans le dans :
‘hez M.
:rection
D Paris,
procédèrent à l'ouverturé de ia :caisse ; c'était récisément un mercredi, jour comecre à Saint: oseph.
Cette caisse, de 6 piéde dehautour et de lus de trois pieds de largeur, est composée de deux enveloppes avec deux portes différentes; la première porte étant faussée dut être enfoncée, et la caisse intérieure apparut. L'émotion était vive ; chacun se demandait si l’intérieur était préservé ; il fallut d’abord, à coups de maillet, rendre à Ja deuxième porte, qui etait tordue par la chaleur, son aplomb, et'alors la clef put entrer:et la porte roula sur ses pivots Tout était intact dans la caisse : effets, monnaies, billets, bijoux, ete.; il y en avait pour huit millions.
Ce fut un cri dej joie, des applaudissements éclatèrent, toutes les mains pressèrent celles de M. Rousselot, dont la pâleur décélait la profonde émotion: Après avoir remercié l’assis- . tance de ces témoignages, M. Rousselot se retira pour Jouer le Seigneur ; et joignant les œuvres à ces: pieux sentiments; en homme de foi, il prend la plume aussitôt et écrit à son frère: ‘ La caisse est sauvée, mon vœu est exaucé, je t'envoie une traite de deux mille piastres qui t'arrivera aussitôt que: cette lettre, etc’ :
Or, cette traite était destinée, comme nous l'avons annoncé-en: commençant,
A L'ŒUVRE DES ORPHELINS DE MONTRÉAL: y
Si les dirais les déve: les valeurs du M: Rousselot eussent été en papier d'amiante, il aurait échappé:à plus d’un cheveu blanc qui a marqué sur: son front, durant les ‘huit jours que sa
caissé a passés dans cet enfer; : Il est vrai, d'nn autre côté;:que les orphelins de: Montréal en
ont profité, mais la Providence a tant de moyens |
de nous, venir, en aide plus : doucement, plus humainément;;que je m'insurge quand même, en dépit de la charité, contre ld force dévorants du-feu. :
‘Pour.ce qui et des: ‘banques, elles tasse t autant que possible à frapper leurs billets sur papiér d'amiante :. parce que l'incendie, comme . le naufrage; :la: destruction sous une forme ou
sous une âutre, leur! profitent, Tout billet de. banque: brûlé, enfoui,: disparu d’une manière :
quelconque: de la: circulation, constitue un bénéfice met,pour, la banque qui l’a produit.
Mais si la banque du Dominion s'imprime sur papier incombustible, les autres banques :seront bien forcées de suivre.
Nos archives, nos manuscrits historiques, ne devraient+ils pas ‘être copiés sur papier d’a-
miante? Les. livres mêmes de nos bibliothè-:
ques publiques ne devraient-ils pas également être imprimés sur ce papier 2.
Tout ouvrage; littéraire ou scientifique, de |
pins de cent pageset publié à mille exemplaires au moins devrait être aussi imprimésur papier d'amiante, à dix pour cent du chiffre 1e sa. pu-
blication, ofin de permettre aux bibliothèques
yubliques dé se procurer des volurnes incombustibles. ‘
Qui vous dira jamais ce que’nons’avons pe” du de documents et de livres précieux par iés invendiés de:nos parlements ?
Désormais, avec de d'organisation : et ‘lue
bonne police typogräphiqué, nous ne- serions:
plus exposés à de telles pertes littéraires n1 aux regrets ni au ralentissement du progrès intellectuel qu’elles occasionnent.
Mais c'est à l’Académie Canadienne qu'il appartient de dicter aux auteurs futurs, les conditions d'impression et de distribution de leurs ouvrages, A elle d’aviser aux moyens de protéser notre fortune littéraire, qui est un dépôt national dont elle a la garde.
Et croyez-vous que les grandes corportions de ville, de village, les compagnies importantes les fabriques, les n'aisons de commerce, tous les bureaux à régistres en un mot, ne s'empresse-
ront pas de se procurer des livres en papier
d'amiante ?
Hommes d’affaires ! je vous prie de donner toute votre attention à cette question ; elle en vaut la peine. À tort hasard, et sans vouloir capter vos esprits le moins du monde, je vous déclare ce que j'en pense. Une manufacture de papier d'amiante installée à Colraine, dans des conditions étudiées. pesées et muries par des cerveaux bien équilibrés, avec les moyens pécuniaires à l'appui, devient une source de richesses surprenantes, par le monopole forcé qu’elle exercera.
J'en reste là pour le moment. Je ne suis qu’un semeur d'idées : à d’autres de les féconder, pour, que nos enfants y trouvent une récolte. C’est par ces échanges de service, d'intelligence et quelquefois de cœur, que la civilisation vit et s’aflirme. Dieu arrange ensaire tout cela.
Seulement, il y a des someurs qui sèment
toujours sans jamais récolter, comme il y a des
moissonneurs qui engrangent toujours sans jamais semer. Laissez faire ! La répartition se fera plus fard ; à chacun le sien, dans les greniers de l'Eternel.
Pour ma part, j'avoue que j'ai une confiance entière en sa comptabilité. Ses livres, j'en suis sûr, sont en papier d'amiante !
Vous avez vu qu’en France, les savants, les journalistes, les autorités municipales et politiques concourent avec l’industrie pour mettre en lumière par l'étude et des expériences répétées, notre chrysotile canadienne. Voici que l’armée et la marine veulent en faire de la charpie pour l’usage des hôpitaux et le pansement des blessés sur Je champ de bataille. C’est une idée d'économie tout à fait plausible. L’amiante en bourre’ réunit toutes les qualités de la meilleure charpie, et de plus elle est impérissable. Elle peut servir dix, vingt, cent fois et toujours, en la purifiant au feu.
Un de mes amis, M. Edouard Fréchette m'a raconté, qu'étant un jour avec un parti d’arpenteurs occupé à relever la ligne provinciale, entre les deux provinces de Québec et d'Ontario, le feu prit de nuit à leur tente et la consuma entièrement avec une partie de leurs chaussettes et de leurs hardes, Et c'était au cœur de l’hiver, et le parti était campé sur les bords du lac Témiscamingue: à plus dé deux cents milles des derniers établissements. Inutile de vous parler des souffrances qu'ils eurent à endurer avant d'arriver aux habitations. Ils ont failli tous périr d'épuisement et de froid. Et ces ac-
sans n se gre-
ance suis
s, les poliettre répéque le la anse- C’est L’aés de mpé-
fois
m'a d’arciale, ario, sUMA suttes l’hiu lac illes vous turer failli »s AC-
cidents se répètent plus souvent qu'on ne le pense, Us seraient évités, ou en serait doublement à l’abri, si on avait dés tentes tissées d'amiante au lieu de chanvre ou de coton. Les chasseurs pourraient en profiter aussi bien que les arpenteurs. Essayons-en, perfectionnons le tissu d'amiante, et les armées elles-mêmes finiront par l’adopter dans la confection de leurs tentes. Qui sait si, un jour ou l'autre, on n’en fera pas des voiles de navires ?
Les cordons des appareils de sauvetage au cas d’incendie, les câbles dont les pompiers ou les sapeurs font usage devraient tous être en filin d'amiante. Le simple bon sens l’impose.
— Au feu! au feu! à ce cri, nos pompiers obéissent comme s'ils étaient mus par des ressorts. Ils sont tous des hommes d'élite, rivalisant de valeur entre eux. Leurs pompes sont parfaitement entretennes et leur promptitude au service est aussi admirable que leur courage
porté jusqu'à l’imprudence, dans la lutte hu-
manitaire contre le terrible élément.
Ce n’est pas le lieu de faire la peinture d’un
incendie. Ces tableaux là se produisent trop.
souvent dans leur effrayante réalité pour qu'on se permette de les retracer d'imagination, dans le but de faire viisir un coup de plume ou de crayon.
Mais par exemple, je me suis demandé plus d'une fois, en voyant de généreux pompiers tomber victimes de leur courage, poussé jusqu'au dévouement, les uns brûlés à mort, d’autres défigurés ou infirmes pour la vie, si des habits tissés d'amiante, à trame serrée; doublés en flocons pressés du même minéral, avec du
jour entre l’étoffe et la doublure permettant à l'air d’y circuler, ne les protégeraient pas contre. le feu, de manière à leur permettre de pénétrer au cœur même des brasiers les plus ardents ? Il va sans dire que gants, chaussures et casques seraient de même matière, à l’ave-
nant, Aux trous des yeux, le mica remplacerait les verres. L'air serait servi au moyen d’une pompe absolument semblable à celle des plongeurs, communiquant au heaume, par un tube à garniture d'amiante. L'invention en vaut la peine, et je ne doute pas que tentée en divers endroits elle finira par réussir. Alors, nous aurons les travailleurs du feu, de vraies salamandres, comme nous avons les travaiileurs de la mer—les plongeurs, de vrais batraciens, dans leur scaphandre.
Un incendie de ville combattu par les pompes représente la lutte d’un serpent contre un lion. Quoi de plus semblable à un serpent, que la hausse déroulant ses anneaux dans les rues et dardant sa tête au cœur même du brasier ? Le lion Incendie à crinière de flammes, se tord, rugit et recule devant ce terrible adversaire. Mais désormais, avec sa carapace incombustible, son ca$que aux yeux flamboyants, à forme fantastique, le pompier figurerait le dragon de la fable sur cette scène terrifiante. Serpent et dragon s'aidant étoufferaient promptement le lion, lui arracheraient nombre de victimes et sauveraient des valeurs incalculables.
Par les expériences faites récemment à Paris, au grand soleil de la publicité, je vois qu’on a voulu éprouver la force de résistance de la peinture et du papier d'amiante, à l’action du
-feu. L'épreuve a réussi à l'admiration des spectateurs arrivés incrédules et sortis enthousiastes. Où ne parait pas y avoir essayé de tissus. Il s’en fabrique pourtant en Europe, avec de véritable amiante ! On aura probablement craint de les exposer à la rivalité de la chrysotile du canudian rock, qui nous permet de compter, que les tisserands français ne tarderont pas à en produire d’admirables articles d'utilité et de fantaisie. Il suffit pour cela, que des capitalistes viennent constater ici, de visw, que nous pouvons leur fournir la matière première en quantité inépuisable. Je leur tends les deux mains, je les appelle de ma plus douce voix : qu'ils nous arrivent aux premiers jours du printemps et je me fais fort de les renvoyer édifiés et convaincus.
Bientôt vous verrez que M. le Dr Reed a raison, lorsqu'il prétend, que ‘ /a chrysotile peut remplacer avantageusement le coton, le chanvre, le din, la laine et la soie.”
Oh! par exemple ! nous aurons une révolution commerciale effrayante, le jour où l'amiante arrivera à détrôner le Roë Coton et la Reine Soie, en même temps qu'elle brisera la navette des ouvriers Chanvre et Lin et fera tomber la quenouille des mains de la vieille bourgeoise Laine.
Le raisonnement de la position est des plus simples, le voici !
Dans le monde civilisé d'Europe et d'Amérique, parmi les populations sémétiques mêmes de l'Asie, le Vêtement est au moins de convenance lorsqu'il n’est pas de nécessité absolue. Dans les climats rigoureux, le vêtement 8e double de l'habillement. A trente ei quelques
degrés de froid on a besoin de s’envelopper dans une peau d’ours ou de buffalo. Force est de renoncer à la mode de la feuille de vigne. Si les enfants de la mère Eve sont si frileux, c'est que, parait-il, sa faute a jeté dn froid entre le ciel et eux.
Dans nos régions septentrionales, entre les 45 et 60me parallèles, il nous faut nous vêtir et nous habiller, tout comme il nous faut manger pour vivre. C’est de rigueur ?
Il est vrai que les Esquimaux, nos compatriotes sans le savoir et les plus avancés... vers le pôle Arctique, -ne sont pas particuliers sur leur linge : mais quand ils iront voter, dans les villages, les villes, les comtés, —que le génie du colonel Rhodes fera surgir de leur territoire, il leur faudra se vêtir au moins d’une chemise, —pour avoir le droit de marcher ensuite en électeurs conseiencieux, les mains dans leurs poches.
Il est également vrai, que les Sioux, les Pawnies, les Cris, les Pieds-Noirs et autres ejusdem farinae de blé de sarrazin, Se couvrent de peaux de bêtes plutôt que de cotonnades. Encore, affectionnent-ils la chemise et le surtout de calicot :—que le Indiennes savent particulièrement faire valoir, puisqu'elles lui ont donné leur nom :—mais ces citoyens forcés, ces électeurs de l’avenir sont en dehors de notre cercle.
La ceinture du globe terrestre—par mesure de cinquante et jusqu’à soixante degrés de chaque côté de l’Equatenr—en admettant des franges, est tissée de coton, de lin et de chanvre. Je veux dire par là que sous ces latti-
per est yne.
sUX, ntre
, les ir et nger
npaliers dans xénie joire, mise, e en leurs
Pawsdem eaux core, t de ièreonné élecbrcle.
psure
cha-
des hanlatti-
tudes on se vêt et généralement on s'habille aussi.
Dans le monde civilisé auquel nous nous yvantons d’appartenir, à l'ombre immense de la croix, l’homme peut se passer d’or, d'argent, de richesses, de palais, de tout ce qui fait le luxe matériel, il peut aussi se passer de beaux arts, de théâtre, de littérature, d'éloquence, de science de toute cette farce qu’on apdelle la gloire, perpétuée qar les historiens, des conteurs souvent ennuyeux ou menteurs ; mais il ne saurait se passer de foi d’abord, ensuite du bon sens qui découle de la foi, après, de pain pour se nourrir et enfin d’une chemise pour se couvrir et d’un habit pour la décence.
C’est entendu et compris du premier mot, sans qu’il soit besoin d’agrémenter une vérité de diamant, du strass de * rhétorique !
Or, le prix de revient de la chrysotite du Canada, est au plus de cinq sous à la livre. Avec l'emploi d’extracteurs perfectionnés, ce prix diminuera au lieu d'augmenter. La concurrence seule pourra le frire hausser, et cela prendra des années.
À ce compte, les producteurs du minéral brut réalisent des profits de cent pour cent en le vendant à dix sous la livre,
Pour broyer le minéral, le réduire en ouate propre à la filature, disons un sou par livre.
Pour fabriquer une étoffe, convenable à l'habillement du peuple, ajoutons neuf sous, une exagération bien entendu ! Car une livre devra courir un mêtre au moins sur le métier,
Au prix de revient, prix fixé avec marge; le mètre du drap d'amiante coûte un franc—ou
vingt sous. [1 vous faut cinq mètres pour vous habiller, soit cinq francs, au prix de revient.
Accordons aux manufacturiers et aux commerçants, deux Cents pour cent, pour frais de transport, emmagasinage, relations, retards, accidents, pertes, etc., ce doit être raisonnablement assez, n'est-ce pas ?
Avec cela, votre habillement ne vous coûte encore que $3.00.
En consentant à $5.00 de fournitures pour doublures, boutons, boutonnières, coupe et facon, je dépasse encore ia note n'est-ce pas ?
Cependant, vous voilà habillé convenablement et solidement, des pieds à la tête, pour la somme de huit dollars !
Ajoutez, si cela vous convient, une chemise et six faux cols—valeur cinq francs! deux paires de chaussettes—encore cinq francs.
Etes-vous assez beau comme cela ? Avec dix piastres ou cinquante francs, vous voilà vêtu chic, à plaire aux plus belles du canton, à séduire la Rosière, et surtout à braver l'air, la pluie, le soleil et les immondices. Que d’accidents dûüs au sordide, qui disparaîtront au feu ! Soit végétales, comme le coton, le lin, le chanvre, soit animales, comme le crin, le poil, la laine ou la soie, les matières textiles nécessi- :
tent des frais d'installation et de culture consi- en dérables, une habitation, une propriété agricole, vie! une plantation, de l’é levage et des soins cons- chi tants; en un mot une manutention coûteuse de pour la production seule jusqu'aux portes de cen: la fabrique. Isct Avec cela, que d’ennemis à redouter ! Que Le &
de maladies s'attaquent aux moutons, nos four- de }
nisseurs de laine! aux vers à soie dans les magnaneries!. Que. d'accidents atmosphériques causent la ruine des plantations de coton, des champs de lin et de chanvre! Une fois récoltés, engrangés, ils sont encore exposés anx fureurs de l’air et de ses tourmentes, de Peau et du feu: ah oui! du feu surtout, qui non content de ronger le cœur de la. terre, lui imprime trop souvent des morsures effrayantes, au sein ou à la face, que nous suffisons à peine à guérir de nos larmes.
En somme, je ne crois pas encourir une action en dommage, si je déclare que les éléments qui constituent notre globe font mauvais ménage, sont presque constamment en guerre entre eux. L'air attise le feu, que l’eau essaie d'éteindre, pendant qué /a terre inoffensive subit péniblement les conséquences de leur rage.
Villes, villages, palais, richesses issues du ta. lent, de l’industrie, du commerce, du travail, de l’économie, du cœur, de l'amour, de l’avarice même, moissons, forêts, fruits, fleurs, tout y passe. Sur ces ruines, il reste l’homme, le Roi de la Terre, cherchant un débris, un tesson quelconque, pour y laisser couler ses pleurs, le prix des pots cassés.
—Aujourd'hui, le Feu règne en despote, en tyran. Il est impitoyable ! C’est lui qui vient de bouleverser un monde dans l'archipel Océanique, et qui a pris un morceau de lOcéan même, pour en faire un linceul à cent mille hommes, c'est lui qui a renversé Ischia. Il fumait son cigarre par le Vésuve ; Le sybaryte! fatigué sur sa couche, a changé de position et d'un coup d'épaule a renversé
une ville. À côté de lui, Gulliver, au milieu des Lilliputiens, n’est plus qu'un enfant.
—Mais laissez faire! Ce monstre a trouvé
une maîtresse et vous savez ou vous apprendrez, que l’amour est le tempéramment spécifique de la violence.
Il est dans les montagnes de Thetford et de Colraine, une petite fée qui cache son soulier dans les cendres des pins et des chênes. Ce soulier nous parait bién petit aujourd’hui, mais lorsque Cendrillon Amianto le montrera au tyran, vous verrez que Sa Majesté le Feu trouvera chaussure à son pied.
Jeune et joli garçon, vous êtes toiletté d’amiante, des pieds à la tête, sans même laisser un carreau libre à la place du cœur. Les sayants reconnaissent que l'amiante résiste à tous les feux, sauf à celui de l'amour. Peine inutile alors que de gâter un habit pour livrer une tranchée ouverte sur une citadelle déjà rendue, ou à la veille de se rendre. Car, on a beau dire, il n’est pas de batterie plus irrésistible, quand on a vingt, trente, quarante, peut-être même cinquante ans, que deux beaux yeux chargés d'amour, ayant l'esprit pour canonnier. Il n'y a pas d'amiante qui tienne contre cela.
Nous ne sommes pas tous des muscadins, Dieu merci! et la plupart de nos femmes ou de nos mères de famille savent couper un habit et travailler de l'aiguille. L'habit sera peut-être moins fashionable, mais en revanchv il n’en sera que plus résistable, et de plus, il s’en émanera un parfum d'affection qui fait du bien au cœur. Cet habit là ne coûtera, bien sûr, pas plus de cinq piastres et il vaudra mieux que celui de
1 milieu it.
1 trouvé apprennt spéci-
»rd et de n soulier nes. Ce hui, mais trera au Feu trou-
letté d’ane laisser Les saste à tous e inutile ivrer une à rendue, \ a beau résistible, peut-être ux yeux anonnier.
tre cela.
uscadins, es ou de
\ habit et peut-être n'en sera émanera au cœur.
plus de celui de
dix. Tous deux résisteront également au feu de l’allumette, de la pipe, ccmme au feu du tonnerre,
L'habit d'amiante, c’est déjà quelque chose sans doute, mais songez donc à l'application de ce minéral comme peinture incombustible aux murs et aux toitures de nos maisons, aux boiïseries intérieures, aux planchers et aux plafonds ! Décidément, il n’y aura plus que cette peinture là! Les assurances contre le feu en frémissent jusque dans la moëlle de leurs os.
Et les rideaux et les tapis, et les couvertures de meubles, et la lingerie donc! Vous voyez cela d'ici! \ |
La lingerie ! fait énorme pour les séminaires, les couvents, les collègés, les hôpitaux, les palais, les hôtels, fait immense pour toutes les familles !
Nappes, serviettes, essuie-mains, draps de lit, couvre-pieds, broguets d'enfant, jupons, cotillons, robes, chemises mêmes, tout est en amiante !
Et plus de laveuses maussades, au nez fin, plus de buanderies, plus de Chinois ! On lave son linge sale en famille, en causant gaiement, autour du feu qui fait la besogne de l'eau. Le tyran n’est plus qu’un esclave.
Quant aux tissus fins, aux soieries, à la passementerie, ce n’est pas notre affaire. Objets de fantaisie ou de luxe, les fabricants sauront toujours les faire payer un haut prix, à la vanité, ou si vous l’'aimez mieux, à la bêtise humaine. Je ne men plaindrai pas, parce que sans le savoir, ils serviront d'annonce ax Million de l’Amiante.
eut
CONCLUSION. cal u d
——— ort . pop
Je ne doute pas que les solitudes de Colrain: es j seront bientot abondamment peuplées. Uiche platéau d’une centaine d’arpents en superficieftra offre, au sud-est du Lac Noir une assiette natugéme relle pour l'installation d’un village, dans ut endroit des plus pittoresques et à proximité d chemin de fer.
Sur les bords du lac même, s'étend une lisière de terre arable de plus de cent âcres, en dehors de la région des mines, où chaque ouvrie pourrait avoir maison et jardin"t.
Déjà, la compagnie minière’ de Colraine a fail bâtir un joli hôtel à deux étages avec mandils s sardes : elle a également construit près du ladr nos un mouliu à scier le bois pour l'exploitation ddnpat ses produits forestiers. Dici €
Thetford est un village prospère, quoiqu'il S MA ait été balayé par le feu après deux années étou d'existence. Ce village né de l’amiante a étÆons, dévoré d’une seule bouchée par l'incendie, enk trav face de l'amiante même. En renaissant de selles, cendres il s'est rebâti en bois comme de pluddust: belle, lorsqu'il avait sous la main des montagneskme de moëllons de serpentine qui feraient l’orne% ra ment de nos plus beaux édifices. : : Esein
Les mines de Thetford jouissent d'un crédit
CONCLUSION ÿ 77
érité sur les marchés d'Europe et d’Améique.
Mais ces faits me touchent peu pour l'heure.
7e en vue que de démontrer la supériorité e la chrysotile sur l'amiante et d'établir qu'elle
eut fournir la matière première en quantité
oulue à toutes les industries qui s’y rattachent
u qui pourront être créées à l'avenir en rap-
ort avec elle Ai-je atteint mon but ? Suis-je
… Hompris de mes lecteurs? Je n’ose m'en flatter,
Colrain@ais je l'espère, A tout hasard, j'ai rempliune
lées. Urlche honnête en essayant de faire connaître à
superficiekt'anger comme à mes concitoyens ce nouvel
iette natuBément de richesse pour la patrie. ‘Et''si je
dans uisais erreur, on n’auraït rien à me reprocher,
ximité dufr je Suis réellement convaincu, quand jé dis e “ l’wmiante c'est le million.” Û
une lisière en dehors e ouvrie
Nos gouvernements font les plus grands forts pour inviter les émigrants d'Europe de nnée classe à venir prendre place parmi nous, vec man ils s'évertuent à trouver les moyens de reterès du ladr nos populations ou de rapatrier ceux de nos itation démpatriotes partis aux Etats-Unis ou ailieurs. ici des montagnes à éventrer, à déchiqueter, quoiqu’ils masses de coton-pierre à broyer, à mettre x années étoupe, à filer, à tisser, à fabriquer de mille ante a étéÆfons, autant de tentations pour le capital et endie, en travail utile. Ce coton là peut bâtir des ant de selles, tel qu’il est aujourd'hui. Manipulé par de plusdustrie, il fera plus que bâtir des villes, il iontagnesmentera notre richesse nationale, grossira nt l’orne% rangs de travailleurs utiles. et rappellera seiu de la patrie, ceux-d'entre nous, et iis
aine à fail
n crédit
Late
soni nombreux, qui trouvent que le son de l'or qu
le plns pur ne flatte pas l'oreille comme le son à À
de la cloche fêiée du clocher de la paroïsse na- | San
tale. not
Xe sais que nos gouvernements font de | Ma
leur mieux, par leurs rapports officiels, par de { Sou nombreuses brochures dont ils encouragent la I publication, et qu'ils distribuent largement, de.
dans le but louable de faire valoir notre pays. | Sati
Les derniers rapports dun Département et sur- dév
| tout le rapport de l’'hon commissaire des Terres | ny | sont une preuve de cette généreuse volonté, | Met aussi complète que féronde. En prêtant de | à Pe l'encouragement aux hommes d'étude, aux | Pita
chercheurs, aux curieux qui fécondent l’idée de} patriotique, qui tracent le sillon souvent pé- et d
nible de l'inspiration, ils se montrent dignes de | Cep:
leur position de gouvernants. Le général com- M. :
au
mandant une armée doit tenir compte des informations de la plus humble des vedettes.
C’est à cette condition qu'il veille partout, qu'il protège ses forces et qu’il prépare la victoire.
Après m'être livré, durant les quatre dernières années à l'étude de nos mines de chrysotyle des cantons de l'Est, j'ai lieu de croire qu'on ne me taxera pas d’intrusion ou de présomption, si je mêle ces quelgues ïignes aux informations déjà données par le gouvernement.
Encore une fois, je ne suis ni géologue, ni minéralogiste, muis j'ai la conscience que ce que je viens d'écrire est vrai. Et voilà !
Kk*% Sie vos non vobis disait Virgile s'adressant aux abeïlles : vo.:: faites du miel et ce n’est pas vous
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nt de par de gent la rement, e pays.
et sur- Terres rolonté, tant de le, aux it l’idée rent pé- [gnes de ral com-
qui le mangez. Ce mot s'applique à juste point à la province de Québec en regard de la Puissance du Canada. Nous attirons ici des abeilles, nous en formons des ruches, elles font du miel, mais c’est la Puissance qui le recurille en dessous dans le tiroir des douanes.
Pour un flot d’or qui s’épanche annuellement de la caisse provinciale, au profit de la colonisation, de l’industrie minière et agricole, du développement général de nos ressources, il n’y rentre que quelques mille dollars péniblement déversés sur la capitation, qui représente à peine nos frais humanitaires de charité, d’hôpitaux, d'instruction, d'éducation, de justice, de protection et nullement nos frais politiques et d'initiative. Sic vos non vobis mellificatis apes. Cepend2at, le Trésorier de la province, l’hon. M. Robertson, tout en soupirant n'hésite pas au sacrifice.
‘“ Nous avons, disait-il, dans son dernier exposé financier, un vaste champ d’exploitation et d'établissement dans les terres incultes de la province. Quoique nous n’en retirions pas un revenu direct considérable, la richesse publique s’accroit néanmoins d'autant et l’industrie des populations y prépare de nouveaux marchés pour nos manufactures.”
Va pour la colonisation, mais pour ce qui est des mines, c'est autre chose.
Les mines de minéraux économiques, les seuls dont il soit question ici sont des boites ou paniers à ruches tout préparés, que nous devons mettre sur le marché et vendre à notre compte,
Il s’agit d'abord de connaître nos mines, d’en
fixer les limites, de se renseigner sur leur richessge, afin de ne pas vendre chat en poche, afin de stipuler au marché avec connaissance de cause,
Or, on ne peut arriver à ce point de connaissance relativement exacte, que par des explorations ordonnées et sous les ‘instructions du gouvernement.
Au cours de diverses excursions que j'ai faites dans nos forèts et sur nos terres incultes, j'ai découvert nombre de minéraux exploitables avec profit. dans les cantons de l'Est, dans le: profondeu.s des omtés de Bellechasse, Montmegny, l'Islet et Témiscouata, et à mon avis le gouvernement: devrait s’'enquérir de leur valeur présente, plus encore pour ses intérs ‘s propres que pour ceux Ces spéculateurs et des capitalistes, et ceux des travailleurs. J'écrivais en 1881, la note suivante : r
‘“ Pour le moment, ne nous occupons que de la mine du canton Mailloux, où M. Caron vient de toucher une veine,--qui promet. Afin de ne dérouter personne, disons de suite, que cette mine de ailloux, est généralement connue sous le nom de Buton,- que Buton est un abréviatif français de ‘“ Ashburton,"—que l'endroit princinal est généralement désigné comme Saint-Paul du Buton, quoique ce soit Saint-Paul de Montminy. Les noms que le peuple donne prévalent toujours, dans les commencements, sur ceux de lu géographie et du monde ofhisiel. Les mines dont je parle sont à l'entrée de la région ininière, que je viens de signaler, Les terres y sont ouvertes et établies ; on s'y rend en carosse, soit de Montmagny, soit de Saint-Pierre.
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-Maïntenant, est'ce du cuivre ? est-ce du fer ? est-ce de l'argent ? est-ce de l'or ? que contient cette veine quartzeuse de Mailloux ? je l’ignore, mais ce quine me fait aucun doute, c’est qu’il existe là des dépôts de minérai d’une grande valeur, qui méritent toute l’attention et surtout l'intérél des capitalistes.
Ce n'est pas le lieu de signaler'de simples
indices qui se rencontrent à chaque pas dans ces endroits,;—d’amphibole, de manganèse, d'au timoine, de cuivte, etc. de mentionner non plus la présence réelle et abondante de l’ardoisé,
de la plombagine et de masses énormes &@e
pierres metilières, je me bornerai à parler du mercure sous une forme anecdotique et en apparence légère, mais au fond d’un cachet vraiment sérieux. |
M. Hough, maître-cocher de Québec, se trouvant un jour chez son ami Paul, le chef Huron de Lorette, avise une bouteille, placée quelque part sur un meuble, la saisit de la main pour en lire l'étiquette. ‘ Saperlotte ! s'écrie:t-il, voilà une liqueur concentrée, qui peut s'appeler con: centrée par exemple si l’on en juge par le poids ! Et la bouteille n’est qu'à moitié ! Qu'as-tu donc là-dedans, Paul ?
Je-n’en sais trop rien; c’est une espèce de sirop d'argent, qu'un de nos chasseurs a rapporté de la forêt, à sa dernière chasse. Vous pouvez en goûter si le cœur vous en dit, “et Paul avance un verre en souriant.
— Tu sais bien que je ne bois d'aucune liqueur quelconque.
—Versez-en tout de même dans ce verre.
* et à id (4 FO CRE AR EEE: Sanneean
Un flot métailique argenté tomba; plutôt:
qu'il ne coula dans le verre. Da Sr d
Mais c'est du vif-argent !: du mercure !
Paul! Tu ne dois pas traiter souvent tes amis avec cette liqueur-là ; car, ceux qui y goûteraient ne porteraient pas loin ta renommée. d'homme large et hospitalier. Dans cette bouteille, tu as de quoi empoisonner, et de reste, toute la nation huronne et tous tes amis du dehors, qui sout pourtant nombreux cemme tu sais.
—Je m'en suis un peu douté, et c’est pour cela que je la ménage, que je n’en offre qu'à mes intimes. comme vous M. Hough !
—Grand merci de la politesse : muis dans quelle région du pays, et comment ce mercure a-t-il été recueilli ? |
Si j'ai bien compris mon homme ce doit être dans les bois, en arrière de Montmagny ou de l'Islet,
—Mais, on ne l’a pas trouvé ainsi, à l’état natif ?
—Pardon Monsieur, voici du moins ce que Thomas, un de nos sauvages, m'a raconté sur cette découverte, Il faisait la. chasse, l'été passé, lui, Thomas, avec son beau-frère et la femme de ce dernier, sœur de Thomas, dans les profondeurs des comtés de Témiscouata, l’Islet et Montmagny, les anciens terrains de chasse des Hurons, encore assez joliment peuplés d’orignaux, de caribous, d'ours et de castors, pour permettre à un homme de capacité, d'y gagner sa-vie.. Comme ils remontaient d'en bas, par un beau jour du mois d'août, ils s’arrêtèrent sur les bords d’un lac où ils avaient remarqué de nombreuses pistes de caribous. Pendant