‹ L'amiante c'est le million [microforme]Chapitre 4 sur 11 · DE L’AMIANTE DU CANADA · texte numérisé non relu

DE L’AMIANTE DU CANADA

aux propriétaires de mines le droit de passer et repasser sur les propriétés voisines, en, y ouvrant des chemins, sans être exposés à des procès ennuyeux, souvent interminables, soit avec les individus soit avec les municipalités: la nomination d’un inspecteur de mines, nommé et payé par le gouvernement, ayant lé pouvoir de régler sommairement la question. des chemins ; et de la part du gouvernement, la cession sur offre, des terrains amiantifères, à une piastre J’âcre, tels sont. en somme les moyens qui me paraissent les plus propres à: activer cette industrie. Avec des capitaux appliqués à l'extraction du minéral et à la fabrication en grand, soutenus par le bon vouloir du gouvernement, nous réussirons à merveille.

Je me permettrai d'ajouter, que, dans un intérêt local et de conservation, le gouvernement devrait empêcher les colons de Thetford, Broughton et Colraine, de détruire leur bois forestier, de le brüler, de le gaspiller en tas de défrichement : et même, il serait sage, à mon avis, qu'ils fussent relevés de l'obligation de défricher telle superficie de terrain pour l’obtention de Lettres. Patentes. Le gaspillage de bois, par les feux de broussailles, d’arrachis, de menus et même de gros corps d'arbres, pour faire de la terre nenve, out causé des pertes énormes et fatalement irréparables. Le gouvernement. ferait mieux encore, en annulant les licences pour: coupes de bois, dans les trois cantons de. Colraine, Thetford et Broughton.

J'oserais: dire qu'avec l’incurie actuelle, dans

l cing-. ans d'ici, il n’y aura dans. cetle région

pourtant, encore assez. ‘en boisée, ni bois: de

commerce ni bois de construction, pas même de bois de chauffage. La question me paraît d’un intérêt grave, requérant l’atlention immédiate des autorités. S'il faut absolument des plaintes à cette fin, je demande que ma déclaration, ici faite, du moment qu'elle sera publiée, soit considérée comme une plainte formelle.

Q—Croyez-vous que l’on puisse obtenir des machines ou métiers à tisser l'amiante, de raanière à la substituer à la laine, au chanvre, au lin, au coton, voire même à la soie ?

R.—Je n'hésite pas à dire, que bientôt, l’on obtiendra des machines à tisser l’amiante, de façon à la substituer à la laine, au chanvre, au coton, au lin, voire même à la soie.

L’amiante ! c’est le million !

(Signé) JAMES REED.

Reedsville, 17 octobre 1883.

Un souvenir et une lecon, a propos d'amiante,

Avant de traiter la question au point de vue technique, qu'il me soit permis de reposer l’attention du lecteur, par le récit de deux anecdotes que je tiens d’un vieil ami dont je n'ai jamais mis la véracité en doute. Semons quelques fleurs artificielles sur la route qui conduit aux monts chenus et sévères qui forment la turgescence amiantifère des Cantons de l'Est. Instruire en amusant, ce vieux dicton httéraire restera et réussira toujours. Îl explique à lui

Ss même ne paraît n imménent des 14 décla- , publiée, melle.

tenir des jante, de chanvre, ?

ntôt, l'on riante, de anvre, au

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