GateUe de France da 7 jaiirier
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redoutable qu'un seul point semblait s'offrir par où l'on pouvait aborder ce camp retranché.
Baignée au nord par le fleuve, la ville de Savannah se trouvait naturellement protégée à l'est € par un marais » . A l'ouest s'étendait t un terrain bas et un peu marécageux, inutilisable pour les approches. Au sud seulement, grâce à l'abri qu'offrait un bois, on pouvait risquer de s'avancer jusqu'à deux cents toises de l'ennemi* >.
En présence de si grandes difficultés, il eût été assurément plus sage de battre en retraite. Néanmoins, cédant aux instances de Lincoln, qui pourtant n'avait rien su tenter pour empêcher la garnison d'Ebenezer et celle de Beaufort* d'entrer dans Savannah, d'Estaing consentlit à entreprendre les opérations d'un siège. Mais, pour agir, il fallait attendre l'arrivée des troupes qui, faute d'avoir pu tout d'abord débarquer, restaient en arrière. Il fallait aussi emprunter du canon aux vaisseaux, et précisément Broves, devant une apparence de mauvais temps, avait cru devoir quitter momentanément son mouillage.
Enfin, le 22 septembre, l'armée française, forte de trois mille hommes, prit poste à moins d'un mille des retranchements ennemis, « à l'abri par le bois », tandis que l'armée américaine venait « se placer à sa gauche pour achever l'investissement • > .