Journal d'O'Gonnor ; observations de d'Estaing
l'amiral d'bstaing 291
En effet, à Tinstant où la trêve allait prendre fin, Provost faisait connaître qu'il était déterminé à se défendre et l'on apprenait en même temps que, tout comme celle d'Ebenezer, la garnison de Beaufort venait de pénétrer dans la place, amenée par le canal, dont malgré ses efforts du Humain n'avait pu barrer l'issue.
L'arrivée de ce secours rendait les opérations d'une difficulté extrême, c Le plan de l'expédition établissait comme première base de réussite que cette réunion n'aurait point lieu* ]», et maintenant la garnison de Sayann£Lh devenait supérieure en nombre aux troupes combinées qui l'assiégeaient. En effet, l'armée anglaise se composait dès lors de trois mille quatre-vingt-cinq soldats de troupes britanniques, quatre-vingts Indiens et quatre mille nègres, soit environ sept mille hommes, auxquels les généraux alliés ne pouvaient opposer plus de cinq mille cinq cents combattants '.
L'attaque se présentait d'ailleurs comme particulièrement malaisée. Bâtie sur un terrain plat et sablonneux, la ville était protégée par une première ligne de redoutes, établies à un demi-mille de la place et dont c les feux rasés découvraient presque partout à un demi-mille en avant >. Derrière cette première ligne, occupée par les milices et les matelots, en régnait une seconde, formée d'une large tranchée, où les troupes réglées campaient à l'abri du canon. Cent bouches à feu, dont une partie provenait des vaisseaux anglais réfugiés dans le port, garnissaient les différents ouvrages et constituaient un matériel défensif d'autant plus