‹ L'amiral d'EstaingChapitre 159 sur 252 · Mémoireê de Bachaamont, t. XXXV, p · texte numérisé non relu

Mémoireê de Bachaamont, t. XXXV, p

D'Estaing appartenait au quatrième bureau, qui, présidé par le Prince de Gondé, se montra généralement opposé aux plans de Galonné.

Au sein de ce bureau l'archevêque d'Arles*, après avoir dépeint en termes attendris la misère du peuple, reprocha aux taxes, proposées par le contrôleur général, de peser trop lourdement encore sur c la partie la plus infortunée » des sujets du Roi. Ge prélat déclarait qu'il semblait impossible d'admettre, même avec des modifications, un plan aussi vicieux, observant que le clergé et la noblesse « se prêteraient de bon cœur au moyen de remplacer » ces impôts, ajoutant que les deux premiers ordres supporteraient avec plaisir les charges de l'État, quand ils verraient diminuer la masse des impositions dont le peuple se trouvait accablé.

Au lieu de faire simplement remarquer à ses collègues que les plans de Galonné tendaient à une répartition plus équitable des impôts, dont une trop large exonération risquerait de paraître au peuple comme une marque de pitié, non exempte de quelque dédain, d'Estaing demanda malencontreusement au bureau de prendre acte des paroles prononcées par l'archevêque d'Arles, semblant ainsi en contester la parfaite sincérité*

€ Il est étonnant, lui répondit vertement l'évêque de Blois*, que vous ayez attendu jusqu'à ce moment pour demander acte de ce que nous avons toujours dit, depuis le commencement de l'assemblée... Nous pensons tous que le clergé et la noblesse doivent contribuer aux charges de l'État, mais nous demandons que le

Page 1