Archives de la Marine, B* 92 f
2. Souarès, vraisemblement Sohar, sur la côte occidentale du golfe d'Oman et à 150 kilomètres à l'ouest de Mascate.
3. Souada, sans doute Seda, rillc située dans les terres à une faible distance au sud-est de Sohar.
probités et les bons procédés des Arabes ne peuvent être comparés qu'à la perfidie des Persans... Le moindre vol dans ce pays est, dit-on, puni de mort et celui qui ose demander la grâce du coupable encourt la même peine *. » L'escadre trouva donc à Souarès de l'eau excellente et des vivres en abondance. Les Arabes, constatant qu'il ne descendait à terre que les hommes nécessaires à effectuer les achats, vinrent même établir sur « chaque navire une sorte de marché >. Tant de bons procédés surprenaient d'Estaing, qui découvrit bientôt chez les Arabes le désir de se voir soutenus par lui dans une guerre prochaine contre les Persans. Peu soucieux de mettre ses vaisseaux au service de Timan, il dut se décider à lever Tancre, sans profiter davantage de Tune € des meilleures relâches qu'on ait jamais faites dans rinde ^ ».
Cette campagne, de trois mois à peine, constituait pour d'Eslaing un heureux début dans la carrière du marin, où il devait s'illustrer. Il ramenait deux prises chargées, en marchandises comme en matériel de guerre, d'un important butin, et cela sans avoir perdu dans les différentes actions plus de cinq officiers, matelots ou soldats. Mais les maladies, et particulièrement la petite vérole plus meurtrière que le feu, lui avaient enlevé vingt-huit hommes '.