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3. Ântoine-Jean-Jacques du Portai, reçu ingénieur en 1720, avait fait successivement, de 1733 à 1748, les campagnes du Rhin, de Bohême, de Bavière et de Flandre. Maréchal de camp depuis 1762, du Portai fut, en 1767, promu au grade de lieutenant- général. W mourut au Havre en 1773.
l'eau de mer, appareil d'invention récente* D'Estaing voulut avant tout autre en expérimenter sur soi les effets.
c J'ai commencé à ne boire uniquement que l'eau de mer distillée, note-t-il dans son journal peu de jours après le départ. Je ne prends pas de café et je mange à la mer rarement de la soupe. Ainsi mon épreuve sera exacte et tout le liquide que j'avalerai, excepté le vin, sera de cette eau *. > L'épreuve ne semble point avoir incommodé d'Estaing, si l'on en juge par l'entrain qu'il manifeste durant la traversée. Incapable de demeurer inactif, il ne peut supporter le spectacle du désœuvrement auquel, en dehors des heures d'exercice, sont assujettis les soldats. Malgré le mauvais vouloir des officiers du Brillant^ d'Estaing veut instruire c dans le matelotage > canonniers et fantassins. Il les place à la barre sous la surveillance des timoniers ou, par l'appât d'une légère gratification, les excite à monter dans les vergues. Plus zélés, les artilleurs deviennent l'objet de sa particulière sympathie. « L'esprit des canonniers de la brigade, écrit-il, me paraît excellent et l'antipathie * que l'on conserve contre eux , comme à un corps séparé de la marine, me semble la plus grande injustice'. >
€ Malgré tout le monde > en effet un des canonniers vient de sauter dans l'embarcation envoyée à la recherche