Journal et Mémoire» du marquis d'Argenson, novembre
Tépée à la main et lui donna un coup d'épée. Le voleur étant tombé, M. d'Estaing alla aux écuries de la Reine demander de la lumière et du secours. Il revint sur-lechamp à la même place où il avait reçu le coup : on y trouva la bourse de ses cheveux, mais il n'y avait plus personne et l'on chercha inutilement de tous côtés*. » Ce coup d'épée ne manque vraiment pas d'allure, pour un adolescent, mais cet adolescent est déjà soldat.
Mousquetaire dès le 1" mai 1738, d'Estaing vient d'être promu lieutenant au régiment de Rouergue quand il épouse, le 14 avril 1746, dans sa seizième année, Marie-Sophie de Château-Renault', petite-lille du maréchal, de trois ans plus âgée que lui'.
Quelques mois plus tard il est à l'armée. Bientôt capitaine au même corps, puis aide de camp du maréchal de Saxe, le jeune officier prend part, de 1746 à 1748, aux campagnes de Flandre, se trouve c à tous les sièges, à toutes les batailles » et, à la tète de Rouergue, dont il est devenu colonel, il est blessé devant Maêstricht*.
Lorsque le traité d'Aix-la-Chapelle eut mis fin à la guerre de la succession d'Autriche c l'Europe, cepen-