‹ L'amiral d'EstaingChapitre 95 sur 252 · Pour la composition de cette escadre, voir appendice Vll · texte numérisé non relu

Pour la composition de cette escadre, voir appendice Vll

en tirer un parti utile, surtout si la quantité de vivres, qui vous restera en partant de Saint-Domingue, vous permet de tenir la mer pendant deux mois et demi *. >

Dès que le nouveau gouverneur eut été reconnu à la tête des troupes, d'Estaing s'établit à bord du Défenseur annonçant que l'escadre appareillerait huit jours après. € Ce prompt départ n'était pas sans difficulté, marquet-il. Le reversement des vivres du Hardy ^ des malades, et le chapitre toujours nombreux des rafraîchissements formaient des obstacles. > Mais on sait que le général se fera obéir; aussi peut-il ajouter : « La certitude du départ a fait disparaître toute espèce de lenteur 2. »

Tout en communiquant ainsi aux officiers, aux équipages Tardeur qui l'anime, d'Estaing emploie ces premières journées à inspecter les bâtiments dont il prend le commandement. heDéfenseur, qui porte son pavillon, lui paraît « le mieux gréé de l'escadre » en même temps que doté d'heureuses innovations : « Les écoutes de misaine venant sur le passe-avant', dispensent de mettre, comme à l'ordinaire, des matelots dans la grande rue*. La manœuvre et le service de l'artillerie se gênent mutuellement dans un combat et ce léger changement place sur les hauts tout ce qui fait mouvoir les voiles. » Cependant, observe-t-il, « l'avantage de fixer cette partie de matelots de plus sous les yeux des premiers officiers est balancé par le plus de danger où cela

1. Cboiieiil à d'Estaing, 18 mars 1766. — Archives de la Marine, BMll ^84.

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