‹ L'amour au dix-huitième siècleChapitre 15 sur 31 · Mémoires de M. le duc de Lauztin, Paris · texte numérisé non relu

Mémoires de M. le duc de Lauztin, Paris

2. Mélanges militaires, littéraires et senllmentaires, par le prince de Ligne. Dresde, 1795-1811, vol. VIII.

— allait dans les chutes, demandant l'amour à des caprices, à des goûts, à des fantaisies, à tout ce qui trompe l'amour, l'étourdit et le lasse, plus Jlattée d'inspirer des désirs que du respect, tantôt quittant, tantôt quittée, et prenant un amant comme un meuble à la mode; si bien que l'on croit entendre l'aveu de son cœur dans la réponse de la Gaussin à qui Von demandait ce qu'elle ferait si son amant la quittait : « J'en prendrais un autre, n D'ailleurs qui songerait à lui demander davantage par ce temps où, c'est une si grande et si étonnante rareté qu'un homme amoureux, un homme « à préjugés

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de province » ^ un homme erfin « qui veut du sentiment^? » Il est convenu qu'à trente ans. une femme n a toute honte bue «^ et qu'il ne doit plus lui rester qu'une certaine élégance dans l'indécence, une grâce aisée dans la chute, et après la chute un badinage tendre ou du moins honnête qui la sauve de la dégradation. Un reste de dignité après l'entier oubli d'ellemême sera tout ce qu'elle mettra de pudeur dans le libertinage-.

Bientôt par la liberté, le change ' ment . la galanterie de la femme va

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