‹ L'amour au dix-huitième siècleChapitre 20 sur 31 · Mémoires Je d'.4rgeuson, vol. I · texte numérisé non relu

Mémoires Je d'.4rgeuson, vol. I

,iikc

avaient Jusqu'à lui conservé la paix de leur bonheur et de leur vertu contre toutes les tentatives et toutes les occasions. Qu'il veuille, et M'"'' de Tourvel elle-même sera perdue !

Qu'il s'appelle Richelieu, il trax versera tout le siècle^ en triomphant

^^S' comme un dieu et rien que par son nom. Il sera ce maître qui devient une idole, et devant lequel la pudeur

C t n'a plus que des larmes! La femme

ira chercher le scandale auprès de lui : elle briguera la g.loire d'être affichée par lui. Il y aura de l'honneur dans la honte qu'il donnera.

Tout lui cédera, la coquetterie

LH

comme la vertu, la duchesse comme la princesse. L'adoration de la jeunesse^ de la beauté, de la cour du Régent, de la cour de Louis XV, ira au-devant de lui comme une prostituée. Les passions des femmes se battront pour lui comme des colères d'hommes ; et il sera celui pour lequel M'"^ de Polignac et la marquise de Nesle échangeront au bois de Boulogne deux coups de pistolet ' .

// aura des maîtresses dont la complaisance étouffera la jalousie et qui serviront jusqu'à ses infidélités, des maîtresses dont il ne pourra épuiser la patience, et qu il essayera vaine-

Page 1