‹ L'amour au dix-huitième siècleChapitre 26 sur 31 · Œuvres complètes de Crébillon h fils, passim · texte numérisé non relu

Œuvres complètes de Crébillon h fils, passim

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dans Vamour. ou dans l'a peu près de l'amour, jusqu'au mot qui est sa dernière illusion et sa dernière pudeur^ là est la satisfaction suprême de l'amour-propre et de la fantaisie de l'homme du temps.

C'est ICI que l'on commence à toucher le fond de l'amour du XVIII"' siècle et à percevoir l'amertume de ses galanteries, le poison qui s'y cache. N'y a-t-il pas déjà dans ce refus d'excuser la femme à ses propres yeux^ dans cette impudique bonne foi de la séduction, le mauvais instinct des derniers plaisirs de la corruption ? Sur cette pente

d'ironie et de persiflage, l'amour se fait bien vite un point d'honneur et une jouissance de la méchanceté; et la méchanceté du temps, cette méchanceté si fine, si aiguisée, si exquise, entre jusqu'au cœur des liaisons. Il ne suffit plus à la vanité du pctit-mattre de perdre une femme de réputation; il faut qu'il puisse rompre en disant d'un ton leste :

« Oh! fini, et très-fini... Je l'ai forcée d'adorer mon mérite^ j'ai pris mille plaisirs avec elle, et je l'ai quittée en confondant son amourpropre ' . )' La grande mode est de ravoir une femme par caprice.

par capr

pour

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