‹ L'amour au dix-huitième siècleChapitre 5 sur 31 · Correspondance secrète, vol. II · texte numérisé non relu

Correspondance secrète, vol. II

l'art du temps plus matérielle et pour ainsi dire incarnée. La statue, le tableau, sollicitent son regard par un agrément irritant^ par la grâce amusante et piquante du joli. Sous le ciseau du sculpteur, sous le pinceau du peintre, dans une nuée d'Amours, tout un Olympe naît du marbre, sort de la toile^ qui n'a d'autre divinité que la coquetterie. C'est le siècle où la nudité prend Pair du déshabillé^ et où l'Art étant la Pudeur au Beau rappelle ce petit Amour de Fragonard qui. dans le tableau de la Chemise enlevée, emporte en riant la décence de la femme.

Que de petites scènes coquines.

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grivoises! que d'impuretés mythologiques! que de Nymphes scrupuleuses, que de Balançoires mystérieuses ! Que de p<-iges spirituellement immodestes, échappées au grand Baudouin et au petit Queverdo. à Freiideherg. à Lavreince^ aux mille maîtres qui savent si bien décolleter une idée de Collé dans une miniature du Corré ge! Et la gravure est là. avec son burin leste, vif et fripon, pour répandre ces idées en gravures, en estampes vendues publiquement, entrant dans les plus honnêtes intérieurs et mettant jusqu'aux murs de la chambre des jeunes filles ^. au-

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