‹ L'amour au dix-huitième siècleChapitre 6 sur 31 · Entrelie?is du Palais-Royal. Pins,'Buisson · texte numérisé non relu

Entrelie?is du Palais-Royal. Pins,'Buisson

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dessus de leur lit et de leur sotnmeil. ces images impures, ces coquettes impudicités. ces couples enlacés dans des liens de Jleurs. ces scènes de tendresse, de tromperie^ de surprise, au bas desquelles souvent le graveur appelle dans un titre naif le plaisir par son nom ^ !

Quelle résistance pouvait opposer la femme à cette volupté qu'elle respirait dans toutes choses et qui parlait à tous ses sens? Le siècle qui l'assaillait de tentations lui laissaitil au moins pour les repousser, pour les combattre, cette dernière vertu de

I. Voyez la planche de Queverdo dédiée à M. le comte de Saint-Marc.

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son sexe, rhonnêtetc de son corps :

la pudeur ?

Il faut le dire : la pudeur de la femme du xviii" siècle ignorait bien des modesties acquises depuis elle par la pudeur de son sexe.

C'était alors une vertu peu raffinée, asseï peu respectée, et qui restait à 4i^ l'état brut, quand elle ne se perdait "" pas au milieu des impressions . des sensations, des révélations, à l'épreuve desquelles le siècle la soumettait. Il y avait dans les mœurs une naïveté.

une liberté^ une certaine grossièreté ingénue qui en faisait^ dans toutes les classes, asseï bon marché. Comme la pudeur n'entrait point dans les

agréments sociaux, on ne l'apprenait guère à la femme, et c'est à peine si on lui en laissait V instinct. Une fille déjà grande fille était toujours regardée comme une enfant, et on la laissait badiner avec des hommes; on tolérait même souvent qu'elle fût lacée par eux. sans attacher à cela plus d'importance qu'à un jeu^ . ha jeune fille devenue femme, un homme que vous montrera une gravure de Cochin lui prenait j sur sa chemise, la mesure d'un corps -. Mariée, elle recevait au lit. à la toilette où elle s'habillait et où l'indécence était une grâce, où

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