‹ L'amour chez Alphonse Daudet: essaiChapitre 7 sur 12 · LES RUINES DU CHATEAU DE TOURVES · texte numérisé non relu

LES RUINES DU CHATEAU DE TOURVES

Sept heures du soir. Sur le ciel rose et vibrant les ruines se dressent plus mornets^ plus seules, plus hautes. Les arêtes des pierres de taille, les saillies de» pans de murs se découpent très finement dans Pair délié, dans la lumière pure, dans la lumière éblouie et obstinément rose du couchant. Pas un bruit n'arrive du village. La Colonnade, tournée vers rOrient, s'ardoise d'une cepdre d'ombre qui monte, au loin, du bas du firmament où sont noyées les collines deBrignoles. Sur les décombres, sur les moellons entassés, sur les herbes sorties des pierres, ^u bout de la pelouse d'où s'élance l'obélisque, comme sur les tours démantelées, comme là-bas sur le^ vieùjT: ' buis et le long du grand parc, un silence universel plane, une tiède sérénité- d'air, d'air

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