DÉDICACE
0 Femme, que tu sois plébéienne ou princessey En dévoilant Vamour, je te cherche où tu es. Ton cœur est le roman que je relis sans cesse, Je ne te connais pas, mais je t'aime ou te hais.
ïai secoué pour toi V arbre de la science
Lis ce livre, ou plutôt cherche ton cœur dedans.
Sur l'espalier d'Éros, si ta luxuriance
Est mûre, ouvre la bouche et mords à belles dents.
Ccst la moralité. Mais pourtant, si V angoisse Des belles passions t'a pâlie un matin, Abandonne Vénus et change de paroisse ; Aime Vamour pour Dieu, c'est encor plus certain.
Si l'image de Dieu sur la terre est visible, C'est sur le front rêveur des filles de vingt ans, Qui ne savent encor lire que dans la Bible, Et n'ont que de l'azur dans leurs yeux éclatants.
J'ai reposé mon front sur ton épaule nue Faite du marbre pris à Vénus Astarté ; Et, comme on voit le ciel au travers de la nue^ J'ai vu ton âme bleue éclairer ta beauté.