‹ L'amour criminelChapitre 25 sur 33 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

de ce qu’ils appelaient les indiscrétions de la police — ou plutôt les indiscrétions de M. Goron — car c’était toujours moi qu’on visait dans cette affaire, et le Ministre de l’intérieur, qui était alors M. Constans, fut menacé d’une interpellation.

J’ai déjà dit deux mots de cet incident dans mes Mémoires.

Il est donc inutile de le rappeler ici.

Inutile aussi, n’est-ce pas? d’ajouter que je ne pouvais être rendu responsable des indiscrétions, commises ou non, puisque nous étions seulement dix-sept à assister à la confrontation !

Est-il vraiment possible qu’on puisse exiger la discrétion la plus absolue de dix-sept personnes, quand il y a si souvent trop de deux personnes à connaître un secret !

Il n’y avait, du reste, disons-le, aucun secret à garder.

« Menteur! menteur!» Ces derniers mots, sur lesquels s’était terminée la confrontation, furent le refrain de tous les interrogatoires de Gabrielle, et c’est ainsi qu’elle répondit à la cour d’assises aux affirmations précises de son amant établissant sa complicité...

Les dénégations qu’Eyraud et sa maîtresse se jetaient l’un à Pautre, avec un égal entête-

l’amour, criminel

ment, pour atténuer leur responsabilité devant la justice, inspirèrent au regretté Jules Jouy une de ces chansons parisiennes à l’ironie tantôt cruelle, tantôt gouailleuse, qu’il rimait avec tant de verve. Je ne puis résister au plaisir de la citer en entier. Elle reposera un peu le lecteur des scènes atroces qui précèdent, et jettera un rayon de gaieté sur le tableau sombre que je viens d’évoquer.

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