‹ L'amour dans la poésie françaiseChapitre 60 sur 74 · XXVI · texte numérisé non relu

XXVI

Souvent, le front posé sur tes genoux, je pleure, Plus faible que ton cœur amoureux, faible femme, Et ma main qui frémit en recevant tes larmes Se dérobe aux baisers de feu dont tu l'effleures.

« Mais, dis-tu, cher petit enfant, tu m'inquiètes; J'ai peur obscurément de cette peine étrange : Quel incurable rêve ignoré des amantes L'Infini met-il donc au cœur de ces poètes? »

Il ne faut plus parler, ma bien-aimée. Ah! laisse... La douceur de tes doigts à mes tempes me blesse. Sache qu'il est ainsi d'immenses nuits d'étoiles

Où j'implore, malgré mon cœur, que tu t'éloignes, Où ta voix, tes serments, ta bouche et ta chair nue Ne font qu'approfondir ma détresse inconnue.

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