HENRI, BERTHE
Henri 1...
BERTHE
HENRI
Berthe!... (a part.) C’est singulier comme je suis ému auprès d’elle.
BERTHE, A part.
C’est étrange... j’ose à peine le regarder.
HENRI
Qu’avez-vous donc?
BERTHE
Mais vou^ môme?
HENRI
Vous baissez les yeux...
RERTUË.
' Vous n’osez faire un pas...
HENRI
C’est qu’auprès de vous, Berthe...
BERTHE
Et moi, auprès do vous, Henri...
HENRI
Je ne pense plus à jouer au corbillon.
BERTHE
Et vous pensez?
HENRI
A vous dire que vous ôtes belle, adorable... et que je vous aime.
BERTHE, montrant ot elTcuillant nno marguerite en souriant.
Un peu... beaucoup... passionnément.
Qu’est-ce que cet oracle !
* Ueml, BcriUe.
l’amour est un enfant
BERTHE
Un souvenir du couvent... je me rappelle qu’une des pensionnaires les plus grandes...
HENRI
' Étudiait ainsi la botanique?
BERTHE
La marguerite me dira si vous m’aimez ?
HENRI
Je vous le dirai mieux encore! Et l’on voudrait maintenant nous séparer, Berthe!
BERTHE
Oh ! tu ne le souffriras plus !
HENRI
Comme tu as bien dit cela !
BERTHE
Veux tu que je répète!
Non!... une fois aura suffi pour me donner du courage ! ah! que l’on vienne encore vous arracher de mes bras... et pour redoubler ma volonté, accordez-moi une précieuse faveur... cette fleur que vous tenez à la main ?
BERTHE
Ma marguerite... la voilà.
(Elle la place à sa boutonnière.)
HENRI
Merci... merci... quand elle est là, si près de mon cœur, vous n’avez pas besoin de l’effeuiller... pour qu’elle vous dise passionnément I...
(Le marquis entre.)