‹ L'amour est un enfant comedie en un acteChapitre 16 sur 18 · HENRI, BERTHE · texte numérisé non relu

HENRI, BERTHE

Henri 1...

BERTHE

HENRI

Berthe!... (a part.) C’est singulier comme je suis ému auprès d’elle.

BERTHE, A part.

C’est étrange... j’ose à peine le regarder.

HENRI

Qu’avez-vous donc?

BERTHE

Mais vou^ môme?

HENRI

Vous baissez les yeux...

RERTUË.

' Vous n’osez faire un pas...

HENRI

C’est qu’auprès de vous, Berthe...

BERTHE

Et moi, auprès do vous, Henri...

HENRI

Je ne pense plus à jouer au corbillon.

BERTHE

Et vous pensez?

HENRI

A vous dire que vous ôtes belle, adorable... et que je vous aime.

BERTHE, montrant ot elTcuillant nno marguerite en souriant.

Un peu... beaucoup... passionnément.

Qu’est-ce que cet oracle !

* Ueml, BcriUe.

l’amour est un enfant

BERTHE

Un souvenir du couvent... je me rappelle qu’une des pensionnaires les plus grandes...

HENRI

' Étudiait ainsi la botanique?

BERTHE

La marguerite me dira si vous m’aimez ?

HENRI

Je vous le dirai mieux encore! Et l’on voudrait maintenant nous séparer, Berthe!

BERTHE

Oh ! tu ne le souffriras plus !

HENRI

Comme tu as bien dit cela !

BERTHE

Veux tu que je répète!

Non!... une fois aura suffi pour me donner du courage ! ah! que l’on vienne encore vous arracher de mes bras... et pour redoubler ma volonté, accordez-moi une précieuse faveur... cette fleur que vous tenez à la main ?

BERTHE

Ma marguerite... la voilà.

(Elle la place à sa boutonnière.)

HENRI

Merci... merci... quand elle est là, si près de mon cœur, vous n’avez pas besoin de l’effeuiller... pour qu’elle vous dise passionnément I...

(Le marquis entre.)

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