LA BARONNE, LE MARQUIS
LA BARONNE^ assise. >
Marquis 1...
LE MARQUIS
Quel ton sévère, madame ?
LA BARONNE
Voulez-vous déjà me faire repentir des assiduités que je vous ai permises? Ce qui fait croire au monde que j’oublie pour vous mon mari.
LE MARQUIS
Qui, de son côté, vous oublie pour une danseuse.
LA BARON.NE
Oh ! sans cola, monsieur.
* Le .Màiquh, la Beronnef Bertiie. ** La Birotine, U Marquis.
l’amour est un enfant
LE MARQUIS
C’est de môme que j’oublie pour vous ma femme.
LA BARONNE
Qui, do son côté, vous oublie pour un mousquetaire.
LE MARQUIS
Ce sont les mœurs du temps ?
Vous appelez cela des mœurs I... rien ne vous arrête... et vous songez à adresser vos galanteries, môme à cette innocente... une pupille de mon mari, et qui est ici sous ma sauvegarde, et confiée à mes soins !...
LE MARQUIS
Madame, de quoi me croyez-vous capable ?
LA BARONNE, so Icraot.
De tout, monsieur... Mais, cette fois, vous pouvez vous dire comme le renard de la fable que les raisins sont trop verts... Bcrthe va partir pour le couvent dès demain.
LE MARQUIS, à part.
Raison de plus pour ne pas perdre de temps aujourd’hui.
LA BARONNE
Vos pièges, vos manœuvres, vos embûches, vos séductions, tout cela n’aboutit à rien... D’ailleurs, je suis là pour les combattre.
LE MARQUIS
Précaution inutile, madame, quand rien de pareil n’existe dans ma pensée... c’est combattre des moulins à vent, des chimères.
LA BARONNE
■Oui, faites l’hypocrite.
LE MARQUIS
Barpnne, croyez-moi... je no rêve au monde qu’une Bélise, une Cidalise et c’est vous !...
.Silence... Voici cette enfant.
(Bertho revient : elle a mis un collier.]