‹ L'amour est un enfant comedie en un acteChapitre 9 sur 18 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LE MARQUIS, HENRI, BERTHE

BERTHE, une lettre h la main, s’approchant d’Henri.

Ne vous désolez plus, mon ami, j’espère bien que le roi ne résistera pas à cette lettre que je lui adresse.

HENRI, avec indifférence.

Oh 1 qu’importe!

BERTHE

Comment? VOUS ne montrez pas plus de satisfaction? et que je ne rentre pas au couvent, et que vous ne retourniez pas en province, cela ne vous cause aucune joie ?

HENRI, se croisant les bras.

Pas le moins du monde.

BERTHE

Que signifie un tel changement?

HENRI, se levant.

M. le marquis vient de me mettre au courant des usages entre époux qui se respectent et qui appartiennent à notre monde.

LE MARQUIS

Oui, j’ai cru devoir donner au jeune vicomte quelques conseils pour le guider au début de la vio.

HENRI

Je sais maintenant, madame, que nous devons rester étrangers l’un à l’autre... Le bon ton le veut ainsi.

BERTHE

Lebon ton?

HENRI

Demandez au marquis.

* là) Marquis, Henri, Hcrth*.

l’amour est un enfant

lE MARQUIS.

Certainement... c’est l’usage établi entre mari et femme qui sont gens de qualité.

UEMRI.

J’ai même commis une faute des plus graves en m’avisant de venir vous trouver... demandez plutôt à M. le marquis.

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