SCENE XIV
MATHILDE, BLINVAL, DERNON.
Hé bien!., il est parti?.. Cette séparation a dû bien vous coûter?
DERNON.
Vous ne vous en faites pas d'idée!.. Heureusement que le bonheur l'attend à Tilnitz. « Mon frère , m'a-t-il dit « eu me quittant , si l'amour me seconde , j'espère bien-
« loi l'inviter à ma noce. » Là- dessus , il a piqué des deux, et je ne suis rentré au château qu'après l'avoir perdu de vue.
BLINVAL
Comment! sa noce?
DERNON.
Oui... Une passion... à Tilnitz.
MATHILDE , à part.
Ah! ma résolution est prise!
blinval, bas au colonel.
Ah ça!., j'ai parlé à Mathilde... Tout va bien.
DERNONj bas.
Elle consent?
BLINVAL, bas.
A peu près... (bas à Mathilde.) Ma fille, je te laisse à tes réilexions.
MATHILDE, bas.
Elles sont faites , mon père.
(Bas.) Déjà?.. Les femmes ne réfléchissent pas souvent... mais quand elles s'y mettent.
MATHILDE, bas.
Je suis prête à vous obéir.
BLINVAL
Tu me combles de joie!.. Colonel... tout est décidé... Ma fille a dit oui.
DERNON.
Ah! Mademoiselle, comment vous peindre mon bonheur !
BLINVAL
Je vais donc avoir un gendre!.. Et quel gendre!., un héros !
Air : Du Vaudeville de la Visite.
De vos cœurs je suis jaloux De former la douce chaîne ; Je pars, et bientôt j'amène Le notaire auprès de vous.
DERNON.
Mathilde a su me charmer , Et c'est pour toute la vie!...
MATHILDE, à part.
Hélas!..*; pOurrai-je 1 ainx.i ?...
BLINVAL
Entre eux quelle sympathie!...
ENSEMBLE
De vos cœurs je suis jaloux, etc.
DERNON et MATHILDE.
De nos cœurs il est jaloux De former la douce chaîne ; Il part , et bientôt amène Le notaire auprès de nous.
( Blinval sort. )