SCENE V
DERNON, seul.
Charmante femme!... Oui , malgré mes quarante ans, j'en suis décidément amoureux!... Je crois que sans ce.s
( io )
maudites lettres, j'allais me lancer tout à l'heure ; mais voyons ce que inscrit Octave... (Il lit.) « Mon cher « frère , je n'ai reçu de toi aucune nouvelle depuis le «fatal comhat... Je pensais que tu n'étais plus... cepen- « dant , je n'osais le pleurer; je te croyais mort au champ « drhonneurl...»(sf interrompant.) Ce cher frère... comme il m'aime!., (lisant.) « Enfin, j'ai appris indirectement « que lu étais convalescent dans un fort joli château à « trois lieues de Tilnitz... Aussitôt... j'ai demandé un « congé et je l'ai obtenu...» (sy interrompant encore.) Ah ! diable... quelle est son intention? (lisant.) « Je devrais « te quereller sur ton silence, et te garder rancune; mais « j'aime mieux t'embrasser, et dans une heure je serai « dans tes bras...» (s' interrompant.) Mon frère ici, dans une heure!... Il me fait trembler!.. (lisa?it.) « Je t'ai « averti de mon projet... parce que je connais ta sensi- « bilité , et que l'émotion pourrait être dangereuse dans « ton étal. » En effet , c'est plus dangereux qu'il ne pense... Il va voir Malhilde... Je ,ne puis y consentir... Commençons par le consigner à la porte.,. Mais consigner mon frère !... que dirait M. Blinval!... J'y songe ,
jSQ il est un autre moyen... Oui, c'est cela! (il appelle.)
Ctï <£ Valentin ! Valenlln !