‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 114 sur 128 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Lss Mômes, LA BARONNE, THÉRÈSE, JACINTHE.

LA BARORRE, entrant.

Voyons I sont-ils réconciliés? — On te tait? on boude encore... c'est donc bien grave?...

BERUHINB.

Ma mère...

RATHORD.

Madame...

LA BABORRB.

Eh bieni alors, la main dans la main. ..

RAYMOND

Quelle horrible torture !

THKRÔSB, qui s’est approchée lentement de Raymond.

Ah ! monsieur, si vous gardiez rancune à cet ango, vous vous en ropcniiriez plus lard. Réconciliez-vous, pour moi, je vous en supplie.

RAYMOND, regardant Thérèse.

Que dit-elle? comme elle est pâle !

LA baronne.

Allons.

THÔnàsB, à Raymond.

Par grâce!...

BENJAMINE, à Raymond.

Pour ma mère !

RAYMOND, détournant les yeux.

Voilà ma main.

BENJAMINE

Voici la mienne.

LA BARONNE

A la bonne heure 1

TUBRÔSE, à part.

C’est un sursis qu’ils m’accordent. Je puis vivre heureuse Jusqu’au retour de mon mari.

sonns X.

Les Mômes, âUBERTIN.

ADBERTiN, entrant.

Le colonel Morandal 1

THÉ&ôsB, avec effroi.

Ahl

LE CHATEAU DE GRANTIEPx.

benjamine, allant à nérèse. ,

Moi Dieui' - ■

LA BARONNE, ««RC joie.

Lui!*.. Tous leâ bonheurs à la fois !...

THÉRÈSE. '

Je suis perdue !

MORANDAL, entrant.

Bonjour!... Ah ! tout le monde est ici... Chère mère, vous d’abord; [il embrasse la baronne,) puis ’lhérèso... (s’approc/iani de Thérèse) Oh !... mais... comme ses mains sont froides!...

BENJAMINE, vivemefU.

Elle souffre depuis un mois. •

MORANDAL, regardant Benjamine.

Bonne Thérèse. . . bonjour, petite sœur... Elle aussi est bien changée... La pauvre enfant !. . Cela so conçoit. Docteur... [Il „ serre la inain à’Auberlin.)

RAYMOND

Mon ami I

MORANDAL.

Tiens! Raymond !... Lui dans cette chambre!... Pauvre garçon... il faut qu’il soit bien amoureux !

La baro.nne.

Le colonel paraît soucieux.

AUBBRTIN.

Oui.

. ' MORANDAL, ffl lui-mêmc.

Je comptais trouver Thérèse toute seule.

LA BARONNE

Ah çè, nous ne nous quittons plus?... Ce h^t pas pour une demi-heure aujourd’hui?... •

MORANDAL.

Je l’espère... [A Thérèse.) J’ai h vous parler.

‘ ■ THÉRÈSE

Ah!...

BENJAMINE

Mon Dieu ! que va-t-il lui dire !

MORANDAL, à Raymond.

Nous allons nous revoir, n’est ce pas?

LA BARONNE, à part. !

11 lions éloiguo ! (. / Morandal.) Jü vais donner quolques ordres en bas! Vieus-lu, lioujamiuc ?

AC*rÈ IV, 'SCÈNE XI. '

BEPtlAMINE.

Non, j’ai affaire chez ma sœur ! Tu n’as besoin de rien, Thérèse?

THÉRÈSE

Une tasse do mon sirop, je te prie I [Benjamine va donner det ordres.)

AUBBRTiN, bas à Thérèse,

Du courage, mon enfant.

, THÉRÈSE

J’en aurait.. Ma mèrel vous ne m’embrassez pas?

LA BARORNE.

Moi. Oh!.. Eh bien !.. tu chancelles!.. [Elle Vembrasse, Benjamine rentre avec une tasse qu'elle dépose sur un guéridon, et court à Thérèse.)

THÉRÈSE

Non, non, et toi, Benjamine? [Les deux sœurs s'embrassent.)

• BBNJAMIKE.

Chère Thérèse!.. Oh! docteur!., veillez comme moi!.. [Tous sortent lentement, Benjamine rentre dans la chambre de Thérèse.)

THÉRÈSE

C’est plus difficile que je ne croyais!.. [Elle tombe assise accor blée près du guéridon.)

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