‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 117 sur 128 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

• Les Mêmes, BENJAMINE; AUBERTIN, LA BARONNE,

RAYMOND

BENJAMINE, s'élançant.

Ah ! monsieur, ne voyez- vous pas qu’elle veut mourir! {Elle arrache la tasse à Morandal et la jette à terre.)

horandal.

Mourir !...

AUBERTIN

Du poison !

LA BARONNE

Du poison!

HORANDAL.

Pourquoi donc vouliez-vous mourir ?

BENJAMINE

Ma sœur!

THÉRÈSE, se relevant.

Assez de mensonges, assez de lâchetés!... h chacun ici sa part d’honneur et d’infamie. Ah! tu ne veux pas que je meure, Benjamine, eh bien! je parlerai!

BENJAMINE

Ma sœur, je t’en conjure !

THËRÈSB.

Toi â mes pieds ! toi la plus chaste des femmes, toi qu’on accusait, qu’on méprisait, et qui courbais la tête sous le mépris ! Oh Benjamine I mais quel châtiment réservera-t-on à la coupable si l’on humilie un ange tel que toi !

La coupable 1

kORANDAL.

Que dit-elle?..

THÊRÊsÉ.

Ecoutez, ma mère, pauvre mè're,’si h'eurehse ceŸhatih encore. Un homme a répandu ses bienfaits èur une famille que menaçaient la ruine et la mort, il a conservé une mère è ses enfants; c’était trop peu de respecter cet homme, il eût fallu l’adorer à l’égal d’un Dieu I Eh bien, un soir qu’il revenait fier, joyeux, le cœur épanoui, il s’est heurté à un berceau, près duquel veillaient deux femmes! L’mie s’est accusée bravement, elle était innocente; l’autre s’est lâchement évanouie, c’était la coupable. Vous ne comprenez pas encore, pauvre mère ; le bienfaiteur le

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