‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 128 sur 128 · SCENE XZ · texte numérisé non relu

SCENE XZ

Les Mêmes, LA BARONNE, BENJAMINE, RAYMOND, evtrant

par Vallée du parc aux derniers mois de Morandal ; pxiis MARCELLIN.

MORANDAI..

Eh! madame, est ce que Dieu ne fait pas des miracles? est-ce que ceux auxquels il tend la main ne sortent pas du tombeau? est-ce que l’on meurt quand on est aimé par une femme comme vous?

TIIRRÈSB.

Oh ! monsieur, monsieur, vous insultez k ma douleur.

MORANDAL, allant chercher Marcellin sur le seuil du salon,

Regardez, madame, elcornprcnez la mienne!

, TOUS

Marcellin t

THÉRÈSE, aperceva/nt Marcellin.

Ah 1... {Tous deux s’élancenl et tout à coup se tiennent à distance, retenus par la délicatesse) .

MORANDAL.

- Braves cœurs!... Marcellin, elle n’est plus ma femme, et si vous ne la soutenez pas , elle va tomber! (Lg, baronne soutient Thérè^qui s’ est évanouie; Marcellin tombe à genoux à ses pieds et Benjamine et Raymond entrent dans U pavillon.)

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ACTfe V, SCENE X.

8CBHX r.

' CABEY, jacinthe, DUCROC;

JACINTHE, accourant par la gauche une fourche à la main.

A toi, Cabry! la bête va sortir.

CABRY, paraissant.

J’y suis.

JACINTHE

L’entends-tu î

CABRY.

Le voilà !

DUCROC.

Enfin ! [Il s’élance par la porte du passage , la cassette sous le bras, et va s’esquiver.)

CABRY.

Tu te sauves avec, attends I {Il lui lance un bâton dans les jambes. Dues oc trébuche; la cassette vient tomber aux pieds de la baronne ; les sacs s'échappent du coffre.)

jacinthe.

Patatras, vieux gris !

DUCRdC.

Petite scélérate! {Il se sauve par le fond; Cabry court après.)

JACINTHE

Madame, voilà le trésor que cet honnête homme vous rapporte. S’il se sauve, c’est par modestie.

LA BARONNE

11 y avait donc deux trésors 1

HORANDAL, montrant Marcellin.

Madame, il y en avait trois... Chacun aura le sien à Grantier. 11 n’y a que moi qui n’ai rien trouvé ici 1

THÉRàsE, lui serrant les mains.

Oh! une amie!

■OitkNDAL.

Sans doute, mais...

BENJAMINE

Colonel, nous vous trouverons une femme digne de vous!

Vous vous engagez trop, ma sœur; quelle femme dédommagera ce noble ami d’avoir perdu Thérèse?

MORANDAL.

Aht c’était bien beau à vous de vous faire tuer ii ma place, mais c’iSŸ "brèn adi^t de n*êire pas mort.

Ît6 LE GI1ATE\U DE GRANTIER.

LA BARONNR, à Moratidal.

Dans tous les cas, mai iô ou non, nous allons vous conserver k notre cher Grantier.

moraadai., la prenant à part.

Grantier ne m’a pas réussi. J’y ai fait deux affaires dont je ne suis pas content. Ecoulez. Je ne sais pas si je rachèterai une maison ; mais le jour où je me déciderai h prendre une femme, pour avoir bien le temps de lui regarder dans la main, je veux un congé de six mois! non, un congé d’un an !

Nota. Pour la mise en scîine, s’adresser au théâtre de la Gallé.

Paris, Typ. rtc II" V* Dondey-Dupré, me Salnl-Loui», 48, ao Marais.

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