‹ L'amour et son train comedie en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 17 sur 128 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Sm prondre son secret dans le cœur d’un amant Qui poui’suit à la fois trois amours?

(l). Carni' nel D. IVpj s'approcli.'nl.) BO D A BL AS.

Je suppose,

Alin d’être plus clair, que vous êtes en cause,

Kt je vous dis : Menez le trompeur en ces lieux;

La plus jeune de vous lui bandera les yeux.

Et surtout serrez fort, que rien ne se dénoue...

Puis chacune à son tour lui baisera la joue ;

, On lui dira : Devine ! et, guidé par son cœur.

Le jeune homme au parfum reconnaitra la fleur.

Et la femme au baiser. 11 nommera lui-même 'Celle qui tient sa vie, et la seule qu’il aime. L’épreuve est sûre, allez.

(il reinoute au foml, puis descend à gauche.)

Un baiser!...

n. CARMEN.

Oui, mais il faut oser.

D. INES.

Quel scrupule ! oh ! ce n’est qu’un baiser !

On pourrait sans mourir en perdre un, j’imagine.

Tiens, je veux essayer.

D. PEPA

.Ma chère, et s’il devine?

I). INES.

Don! nous rirons de lui.

I>. PEP A ^ à parf.

Si c’était moi i»ourtant !

l). CAIV.MEN, d pan.

S’il allait deviner, mon Dieu! je l’aimais tant.

RODABLaS, a pari. Ici regardant à dislance.

’ Comme on reconnait bien l’innocence à ses flammes!

^ L’innocence fait croire en Dieu. Mes jeunes âmes,

’ Vivez, riez, chantez, babillez au soleil;

” Le ciel est pur encore et le matin vermeil.

’ Mais l'heure sonnera, métamorphose étrange!

’ Oii le démon triomphe et met le pied sur l’ange ;

L’AMOl K K F SON TRAIN.

‘ Et la femme app.iiail, pei lido, aux yeux ardents,

' Eve qui fait bi aller la pomme entre ses dents.

(l.i's trois jeune* lillcf se gioiipenl autour rte la table, à rtioilc, et Carne *'a**iert iioar écrire.) l). P F. P A.

Si je revois le monslre. oh ! c’est pour le maudire !

D. INES.

Bah ! nous l’accalilerons sous un immense rire,

Bien malin, bien français. Mais Carmen est, ee soir, Morne et sombre.

(a Carmen.)

Dis-moi, pôun-as-tu recevoir Le seigneur Gabriel, et faire la coquette?

L’écouter même un peu , s’il te conte fleurette? Commencer ta vengeance? — oh! je la finirai! — Seras-tu forte enlin ?

U. CARMEN

Je l’espère. 11 est vrai

Qu'un moment j’ai failli souffrir de la surpi ise ; Maintenant je suis mieux, je suis calme et remise.

D. INES.

Mon plan serait d’écrire au seigneur susnommé De venir. 11 viendra, puisqu’il se crtiit aimé.

Le voilà dans le piège! — et nous verrons ensuite. Chatiue hcui-e a son travail.

D. CARMEN

Eh bien ! écrivons vile.

(eIIc écrit.)

Au seigneur Gabriel : « Seigneur, je vous attends, Sans retard. Le message est des plus importants. »

D. PEPA

C’est bien. As-tu signé ?

D. CARMEN

De quel nom?

D. INES.

Du plus drôle

Barbara Cardovnl. Que la duègne ait son rôle Dans tout cela. Qui sait? Barbara, comme nous,

A sans doute ivçu de lui des billets doux.

SCÈiMî IX.

ai

(a Rodablas.)

Rodablas portera cette lettre sur l’heure Au seigneur Gabriel de Lineuil. 11 demeure A l'hôlel des Français, près la Pueyla dil Sol.

ROD.VBLAS.

nonnez : j’ai pour courir des Jambes d’Espagnol.

Je courrai.

(l! lori.)

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