SCÈNE X
CAimiEL, l). CARMEN.
GABRIEL. U pose »on cliapeati sur un tauteuU^ au foml^ h giucbe.
Senorita, j’accours. Tout plein d’une pensée.
J'écrivais à ma sœur... mais la letire pressée De Dame Cardoval m’a ramené ce soir.
Qu’est-ce donc, senora?
D. CARMEN
Rien. Je voulais vous voii-.
Asseyez-vous.
(a part, tandis que Gabriel va prend e une chaise.)
Je sens que j’aurai du courage.
(Haut.)
Seigneur, les jours sont longs, et mon esprit voyage.
Il vole abandonné sur l’aile des oiseaux.
Ou bien il suit la brise cl le courant des eaux...
Et je cueille partout quelque fraîche espérance.
Mais, voyez-vous, j’ai fait bien dos châteaux en France,
Car la France, ici-bas, est le divin pays
Que chaque rêve indique à mes yeux éblouis >
Et c’est vraiment bien mal lorsqu'on est Espagnole.
GABRIEL
Senora, croyez-cn mon âme et ma parole.
Comme vous j’ai rêvé. Mes rêves les plus doux S’envolaient VOIS l’Espagne, el ne voulaient que vous.