SCÈNE XIII
OADRIE'..
Oli oui !
Puisque le ciel pour moi se déclare aujourd’hui.
Vous me pardonnerez ?
D. PEPA
(Elle loi tend la main.)
En voici Passurance;
Mais je ne croirai plus les amoureux de France.
D. INES.
Je vous aimais un peu, mais je n’y pense plus.
J’aurais honte d’avoir des regrets superflus,
Et puisque c’est Carmen...
D. P EPA.
Son bonheur est le noire.
D. INES.
Je sais qu’elle vous aime autant que l’une et l’autre.
(a Cirmcn.)
Est-il vrai?
I). CARMEN
Chère Inès! tout vient de RodablasI Mes compagnes, mes sœurs, vous ne m’en voulez pas ?
D. PEPA
* Pour mon compte, je suis heureuse, et sans rancune.
‘ Don Gaspar d’Alvarez doit quitter Pampelune
* Avant un mois, j’espère. Au premier mot d’amour ’ J’écoute... je consens... et nous fixons le jour.
D. INES.
* Moi, plutôt qu’épouser mon aflreux militaire ,
* Dès demain je me sauve au couvent, je m’enterre.
GABRIEL
’ Votre parti me semble un peu désespéré.
D. INES.
* Vous croyez? Eh bien donc ! s’il le faut, j’attendrai.
’ Je suis jeune d’ailleurs. Fi des cloîtres moroses!
* La jeunesse a l’amour et le printemps les roses.
‘ Senora, dès demain les amours reviendront.
* Dieu vous doua d’un charme, Inès : — sur votre front,
* Dans vos yeux, la beauté nous invite et nous lie...
l.’AMOlJU ET SON TRAIN.
(l’Iui bat et te cacbant.)
' Jü VOUS regi elte enfin lorsque je vous oublie.
D. INES, comme apré» svoir réfléchi.
* Quoiqu’il soit bêle au fond et me déplaise fort,
* Je réponse... tant pis! il aura toujours tort.