‹ L'amour et son train comedie en un acte, en versChapitre 16 sur 29 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

D. CARMEN, R. INES, D. PEPA.

n, I NES.

De l’élan, de l’ordre et de l’ensemble !

Trois femmes doivent battre un homme, ce me semble. Celui qui nous trompa n’est brave qu’à demi.

Carmen va tout d’abord éprouver l’ennemi.

L’agacer, l’irriter... et nous, en embuscade,

Si nous sentons faiblir la pauvre camarade.

Nous lui portons secours, nous volons à l’assaut,

Nous gagnons la bataille, et l'autre n’est qu’un soi.

Aussi vrai que Nunez, dont je suis tant aimée,

N’est qu’un l'ai, bien qu’il soit officier dans l’armée.

D. CARMEN

Toi, tu commanderais le Royal-Régiment !

D. PEPA

Certe, elle serait même un officier charmant,

Et plus d’une...

D. INES.

Je crains que Barbara ne solde.

Pépita va descendre ; elle ouvrira la porte Sans bruit, en se cachant, au seigneur cavalier.

Et, le laissant monter par le grand escalier,

Prendra l’autre, et toujours sans bruit, toujours dans l’ombre. Me joindra par ici, dans l’oratoire sombre.

(d. Topa fort 'moment par la ilnilc.) *

D. INES.

Tout va bien, rna Carmen.

L’AMOUR ET SON TRAIN

». CAIIMEK.

Mais nous avons besoin

I)e nous bâter. Crois-moi, l’ennemi n’est pas loin.

S’il a reçu la lettre.

». INES.

Alerte ! que chacune

Marche au po.-te et s'y tienne, et vive la Fortune !

ÇEIle sort vivement pif la gauclie.)

D. CARMEN, s’asseyant à droite.

Oh! que j’ai l’âme triste; et pourtant, ô mon Dieu! J’espère, et mon cœur bat. L'aimé-je encore un peu?

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