MARI
— Le mari de la femme la plus sage et la plus vertueuse t moins heureux que celui qui n'en a point. Salomon.
— Un mari est un emplâtre qui guérit tous les maux des les. Molière.
— Il n*est rien tel, croyez-moi,
Que d'avoir un mari la nuit auprès de soi.
Ne fût-ce que pour l'heur d'avoir qui vous salue
D*un, Dieu vous soit en aide, alors qu'on éternue.
Le même.
— Une amie de madame Scarron lui disait un jour qu'elle ne »uYait concevoir comment elle avait pu se décider à prendre 1 mari aussi laid que le sien. — Madame, lui répondit la ture mattresse de Louis XIV, les amants doivent être touors de beaux hommes, mais les maris, comme il plait à Dieu.
-^Un mari, passe encor, tel qu'il est on le prend;
On n'y va par chercher tant de cérémonie :
Mais il faut qu'un galant soit fait à faire envie. Molière.
— Il est quelquefois agréable à un mari d'avoir une femme louse; il entend toujours parler de ce qu'il aime.
La Rochefoucauld.
— En France, les maris ne parlent presque Jamais de leurs mmes. C'est qu'ils ont peur d'en parler devant des gens qui s connaissent mieux qu'eux. Montesquieu.
— Un mari qui prône sans cesse la vertu de sa femme, est un it qui se trompe presque toujours. Adrien Duput.
.^^ Ud mari, sans ménagement Pour sa cbaste et fidèle épouse, Donnait un libre épanchement A son humeur noire et jalouse :
— « Je ne puis souffrir votre Armand; Cest un fat, un sot; oui, madame.
Le plus sot que vous connaissiez...
— Ah ! mon ami, lui dit sa femme, Mon ami, vous vous oubliez. »
— un mari fort Jaloux interrogeait deux de ses amis conduite qu*il avait à tenir vis-à-vis de sa femme, de fréquentes absences lui donnaient, disait-il, beauco soupçons. — Ouvrez les yeux, mon cher, répondit l'i partout, à tout instant, surveillez votre femme. — Allons reprit i*autre beaucoup plus sage, fermez-les au contrai entre nous, mon ami :
Qui n'est assez discret
Pour s'en tenir à l'apparence.
Quand il sait ce qu'il ignorait, Regrette bien son ignorance. I
— Mari qu'on n'aime pas le paiera cher un jour.
Fabre d*Égla
— La plupart des maris qui n'aiment pas leurs f< n'eu sont pas moins Jaloux ; ils les regardent comme un i qui leur appartient, et dont ils ne veulent pas qu'on les malgré le peu de cas qu'ils en font. M"* de
— La plupart des maris pacifiques cesseraient de l'êt aimaient encore ; leur modération natt de leur indiffère
Adhien De
— Après un délicieux souper dans lequel les vins h exquis avaient été versés à profusioo, le duc de N*** ( plusieurs de ses amis : — Corbleu ! si j*en crois me sentiments, je vais faire bien des c...., cette nuit. — Monseigneur! Et chez qui donc allez- vous courir la ]
' taine ? lui demanda-t-on avec curiosité. — Messieurs, un homme rangé, répliqua le duc, en affectant le plui sérieux..., je vais coucher avec ma femme.
— Il y a parmi les Français des hommes très malt que personne ne console, ce sont les maris Jaloux ; il que tout le monde hait, ce sont les maris jaloux; il y ei tous les hommes méprisent, se sont encore les maris Aussi n'y a-t-il point de pays où ils soient en si petit i
que chez les Fraaçaîs. Lear tranquillité n*e8t pas fondée sur la confiance qu'ils ont en leurs femmes ; c'est au contraire sur la mauvaise opinion qu'ils en ont. Ils prennent leur parti de bonne grAce, et regardent les infidélités comme des coups d'une <^toile inévitable. Un mari qui voudrait seul posséder sa femme, serait regardé comme un perturbateur de la Joie publique, et comme un insensé qui voudrait jouir de la lumière du soleil à Texclusion des autres hommes. Montesquieu.
— Un mari n'a guère un rival qui ne soit de sa main, et comme Qu présent qu'il a autrefois fait à sa femme. La Bruyère.
— - Une femme d'un certain âge ayant appris que son mari rendait de fréquentes visites à mademoiselle D***, se présenta chez cette actrice, et lui dit d'un ton plein de mépris : — Madame , toute peine mérite salaire, voilà 5 francs pour la visite que mon mari vous a rendue ce matin. — Madame, lui répliqua la spirituelle soubrette, en faisant une belle révérence» donnez-m'en 10, car il reviendra ce soir. A. R.
— Un mari qui n'est pas aimé ne tarde point à n'être <iu'un pédant avec qui on passe la nuit. Yoisenon.
-- Fort peu de femmes ainfient leurs maris; il n'y a point de maris qui, malgré leurs distractions, ne soient attachés à leur& femmes. M"' de Sommery.
-- Un de mes amis dtnait avec une jeune femme, dans ua , <ic8 cabinets du Petit moulin rouge, lorsqu'au dessert, il lui dit ^Q allumant un délicieux panatcllas : — Pourquoi donc,. ^ toute belle, après avoir planté des cornes sur le front de v<>|re mari, trompez-vous aujourd'hui l'amant que vous lui aviez donné pour successeur? — C'est qu'à l'exemple de mou cher époux, répondit la jeune femme, en vidant résolument un <lemier flacon, votre prédécessur est passé depuis longtemps à ''état de mari. A. R.
-^ L'opinion attache du déshonneur pour le mari aux fautes '^c la femme. Le pauvre mari est comme cet enfant que l'on avait donné pour camarade à un jeune prince, et que l'on fustigeait quand le prince ne savait pas sa leçon. Champfort.
-*Le mari qui montre trop souvent sa femme et sa bourse, s'expose à ce qu'on les lui emprunte. Francklin»
^ « Un mari, dit Aristote, doit se conduire chastement avec *a femme, de peur que ses caresses ne la fassent sortir de» bornes de la raison. » Un grand poëte de notre époque a mil <Q beaux vers cette pensée du philosophe Athénien :
Je vous livre une fleur précieuse,
'bouillez lentement cette ignorance heureuse.
-Si vous saviez quel tort se font bien des maris. En se livrant dans Tombre à des secrets infâmes, Pour le fatal plaisir d'assimiler leurs femmes Aux femmes sans pudeur dont ils les ont appris ! Ils ne leur laissent plus de neuf que Tadultère... Respectez votre femme, amassez de la terre Autour de cette fleur prête à s*épanouir ; Mais n*en laissez jamais tomber dans son calice.
Alfred de Mcsset.
— Un herboriste nommé Bienjambé revenait un matin de fnontcr sa garde, lorsqu'à sou grand étonnement il surprit si femme en conversation criminelle avec un de ses voisins. N'é- <:outaQt aussitôt que sa colère, et profitant avec courage da sabre dont il était armé, notre homme allait se jeter sur soQ indigne rival , lorsque réponse coupable , pour protéger les jours de celui qu'elle aimait, vint héroïquement se placer devant son mari : — Que vas-tu faire, Bienjambé? lui cria-t-ellc, en arrêtant violemment son bras... Malheureux!... Mais ta Teux donc tuer le père de tes enfants !!!!! A. R.
— Tel mari qui n'est pas aimé n'a souvent qu^un seul tort, c'est d'être le mari de sa femme. Sa femme l'adorerait, s'il n'était que son adorateur. Celui-là est presque toujours rauxiliaîre de son ennemi. Si le mari est conGaot, il donne trop de facilités à l'un pour tendre des pièges, et trop de facilités à l'autre pour y tomber. S'il est défiant, il blesse la dignité de sa femme. S'il est indifférent, il blesse sa vanité. S'il fait l'éloge de son •ennemi, on le prend au mot. S'il le dénigre, on prend sa défense. S'il vante sa sagesse, il inspire le désir d'en triompher. S'il blâme sa perversité, il donne l'envie d'augmenter le nombre 4es victimes. Enfin, s'il reçoit son ennemi chez lui, c'est le loup dans la bergerie. S'il le proscrit, au contraire, c'est la bergerie qui va chez le loup. Quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse, •ce mari-là risque donc toujours de séduire lui-même sa femme 4ia profit de son ennemi. Mon Dieu! mon Dieu ! comment donc Caire? Le voici : la recette est infaillible, il faut
Louis Desnoters.
— Un mari est toujours un homme d'esprit ; il n^a Jamais t'idée de se marier. Alexandre Douas.
— Ce qui fait les qualités du mari qu'on aime, fait souvent les défauts du mari qu'on n'aime pas. Balzac.
— Dans l'intervalle du soupe.
Une femme charmante et très faite pour plaire, Surprit son cher époux avec sa chambrière.
Sur un élégant canapé.
Jugez un peu de répouvante Lorsqu'en un cas pareil i*éponse se présente !
La dame, sans se fâcher, Dit à la péronnelle : — Vous pouvez chercher Condition ailleurs. Ce n*est pas que je n*aime
Ainsi que vous cette besogne-là;
Mais c*est justement pour cela
Que je la veux faire moi-même.
~ Le plus grand mérite de certains maris, c*est leui mue. AcH. Poincelot.
MAaXAGE.
— Qui se marie, se met en chemin pour faire pénitence.
Proverbe.
— Homme qui femme prend, se met en un état Que de tous, k bon droit, on peut nommer le pire.
La Fontaine.
— Les jeunes gens qui cherchent à se marier ressemblent I poissons qui jouent devant la nasse du pécheur. Tons se tent et se pressent pour y entrer, tandis que les malheureux 'elle retient font de vains efforts pour en sortir. Socrate. •^ Un jeune homme qui consultait le poëte grec Philémon r ses projets d'établissement, en reçut cette réponse : « Si
ne te maries pas, mon ami, tu vivras heureux, car le iriage est une prison qui n'a de beau que la porte par luelle on y entre, et de consolant que celle par laquelle on it la mort en faire sortir les autres. » A. R.
— Malheur, trois fois malheur à qui s*est marié le second !!! qui s'est marié le premier, je n'ai rien à dire; il ignorait, pauvre homme, ce à quoi il s'exposait. Mais le second avait pu voir du premier quel abominable fléau d'est qu'une femme, et Algré cela cependant il s'est marié. Oh! pour celui-là, je le AQdis sans miséricorde. Edbulus, poëte grec.
— Un consul de Rome voulant exhorter ses concitoyens au ittiage, leur adressa ce petit discours : « Romains, si nous OQvions nous passer d*épouses, assurément aucun de nous ne oadrait se charger d'un si pesant fardeau; mais puisque la nanre a arrangé les choses de telle sorte qu'on ne peut ni vivre «oreosement avec une femme ni vivre sans femme, assurons I perpétuité de notre nation plutôt que le bonheur de notre >Qrtevie. »
— L'homme et la femme qui se marient, mettent la maia dans un sac où sont dix couleuvres et une anguille. Il y a, pour chacun d'eux, dix à parier qu'ils n'attraperont pas rangoille*
Proveibb.
— Pour rendre un mariage heureux, il faudrait que le mari fût sourd et la femme aveugle. Alphonse d'Aragoh.
— Un bon mariage ne doit appartenir ni ressembler i Pamour, mais plutôt à Tamitié ; ce sont choses qui ont quelque cousinage; mais il y a entre elles beaucoup de diversité.
MONTAIGRI.
— Je ne vois point de mariages qui faillent plus tôtettt troublent, que ceux qui s'acheminent par beauté et désirs amoureux : il y faut des fondements plus solides; cette bouillante allégresse n'y vaut rien. MoNTAiGNe.
— Les amours tant eschauffées tournent ordinairement en riottes, et viennent quelquefois aux coups de poings, avant que le pain des noces ait failli. Vives.
— Ces bouillants mouvements.
Ces ardeurs de jeunesse et ces emportements
Nous font trouver d'abord quelques nuits agréables;
Mais ces félicités ne sont guère durables,
Et notre passion ralentissant son cours.
Après ces bonnnes nuits, donne de mauvais jours.
MOLIÈII.
— Le mariage entre deux amants éperdus est un contrat passé dans le transport de la fièvre.
— C'est rabaisser l'hymen au niveau d'un plaisir
Que d'en faire le but d'un amoureux désir;
Ce saint engagement sur le devoir repose. Porsaio.
— Les gens qui s'aimaient le plus avant que d'être mariés» sont quelquerois ceux qui s'aiment le moins lorsqu'ils sont époux. AoaiEN DuPDT
— Se marier par amour, c'est se loger par le quarantième degré de chaleur, sans songer que l'on peut retomber au-deisous de zéro. Paul de Kock.
— Il est toujours imprudent d'épouser par amour celui OQ celle à qui on ne peut pas en inspirer. M"* d'Arconvilli.
— Le mariage est une légère volupté qui se termine soufent en un long déplaisir; et au dire de plusieurs grands personnages, il nous empêche ou de vivre sans inquiétudes ou de mou-
I fille en mariage à une étrange raison
rir sans regrets. Pythagore ayant donné sa l'un de ses plus grands ennemis, en rendit ^
IX qui Ini en demandaient la cause : in Je né pensais pas^ I, lut faire davantage de mah ni lui donner rien de pire ne femme. » Socrate disait k ses amis : t qu'ayant eu trois (ds maux à combattre : la grammaire, la pauvreté et une rM, Vétude Vavait retiré du premier, la bonne fortune du id, mais que le mariage le tenait encore attaché au troie, » Cicéron, après avoir répudié sa femme, répondit à ceux lui conseillaient d*en reprendre une autre : nEh ! mes amis, ivez-vous pas qu'il est impossible d'épouser une femme et la )5ophie tout ensemble, » C'est ainsi que plusieurs' ont pensé Qsriage; quant à moi, je dis que selon Tusage ou Tabùs des mes, il n*y a rien de pire ni de meilleur, et que c'est Tenlu le paradis de ce monde. Le P. du Bosc.
-Ce qu'il se voit si peu de bons mariages est signe de son et de sa valeur; à le bien façonner et le bien prendre, il t point de plus belle pièce en notre société. Nous ne poui Qous en passer, et Talions avilissanK il en advient ce qui oit aux cages ; les oiseaux qui en sont dehors n'y veulent rentrer, et d'un pareil soin en sortir ceux qui sont dedans.
Montaigne.
- Le lien du mariage est quelquefois si serré qu'il blesse ODdément ceux qu'il unit. Ph. de Varenne.
- Un de nos poêles dînait un soir chez un de ses amis noment marié, lorsqu'une querelle de ménage survint heureusement entre les deux époux. Ne voulant pas être longtemps témoin de cette scène, il sortit en s' écriant :
a Quelle union, grand Dieu! qu'une union semblable,
Qu*une union qui n'aboutit Qu'à se gronder toujours, mangeant à même table. Qu'à se tourner le dos, couchant au même lit ! »
Et dire que voilà le sort de presque tous les gens mariés ! io des convives qui venait d'entendre cette exclamation. — s pourquoi donc en sont-ils tous là, grands dieux? reprit le te. — Ëh ! monsieur, parce que la plupart de ceux qui ousent, ne se marient jamais que quand ils ne savent pas lu'ils font, ou lorsqu'ils ne savent plus que faire, lui répon- MQ interlocuteur. Â. R.
-Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délin. La Rochefoucauld.
— Solemnités et loix n'empêchent pas Qu'avec l'hymen l'amour n'ait des débats : C'est le cœur seul qui peut rendre tranquille;
Le cœar fait tout, le reste est inutile. Qu*aiQsi ne soit, voyons d*autres états : Chez les amis tout s'excuse, tout passe ; Chez les amants tout platt, tout est parfait ; Chez les époux tout ennuie et tout lasse. Le devoir nuit. Chacun est ainsi fait.
Mais, dira-t-on, n'est-il en nulles guises D*heureux ménage? Après mûr examen rappelle un bon, voire un parfait hymen, Quand les conjoints se souffrent leurs sottises.
La Fontaihk.
— Dans les mariages mal assortis, les femmes sont moit coupables que les hommes; il a moins dépendu d'elles d choisir. M*** de Rieox.
— Deux raisons devraient engager les hommes à ne se nu rier que fort tard. La première est que s'il leur tombe ot mauvaise femme, ils resteront peu de temps avec elle ; Taatree que s'ils ont le bonheur de rencontrer une femme parfaite, i pourront avoir du moins la satisfaction de mourir avant que vertu se démente. Adrien Duput.
— Le mariage est un engagement sacré où la nécessité < s'aimer, je veux dire de vivre ensemble comme si Ton s'aimai produit nécessairement le contraire. Ph. de Vabern
— Il est bien rare qu'en recevant le sacrement du mariag on n'en reçoive pas un antre, celui de pénitence. Ad. Dupc
— Pour faire un heureux mariage, il faut un peu d'amoi en épousant, et beaucoup plus après avoir épousé; il fautqu'< s'applaudissant de son choix, la jeune fiancée puisse dire, comi le poëte :
« Quel plaisir de trouver dans un amant qu'on aime Un époux que l'on doit aimer !» Â.
— De tout temps l'on a cru bien digne des louanges de postérité celui qui s'expose pour le salut de son pays. Dulce décorum pro patria mori, a-t-on écrit pompeusement sar I drapeaux et dans les livres. Mais s'il est glorieux de moai pour sa patrie, il me semble qu'il l'est encore plus de vivre et se marier pour elle. Un père qui lui donne <jinq ou six enfai élevés dans la vertu, contribue certes beaucoup plus à conservation qu'un capitaine qui l'a délivré d'une ceatai d'ennemis. Chaussée de la' Ferrièbe.
— Le mariage est une sottise faite à deux, puis une galèrf (rois et plus. Shakspeabe.
^ Se marier, avoir des eofaots, cVst mettre hardiment à Mtte loterie du sort où Ton pcend^si rarement de bpns billets.
M"^ DE l'Espinasse.
— Le peintre Greuze se promenant un jour avec Diderot dans les galeries du Louvre, se mit h critiquer très vivement le tableau qui, dans les Sept Sacrements peints par le Poussin, représentait le mariage. — Du reste, ajouta-t-il en terminant, je De suis point étonné que cette toile soit si mauvaise. — Pourquoi doDC? demanda le philosophe. — Comment ! vous ne devinez pas, mon ami? — Non. — C'est qu'il est impossible, reprit Greuzc, en riant, de faire un mariage qui soit bon, même en pcinlure. ' A. R.
— Le mariage est de soi le véritable chemin du paradis. Si Qoe infinité de gens s'y perdent et s'en font le chemin de l'enfer, c'est parce qu'ils ne pratiquent pas ses pures doctrines, €t qu'ils s'éloignent des fins qu'il se propose. Dieu a institué le mariage pour être à l'homme un eicellent remède contre l'incontinence, et par conséquent, pour contribuer merveilleusement è son salut, en le portant à la sagesse et à la sainteté. Quelque chose, en effet, que vous fassiez pour dompter votre chair et pour amortir le feu de sa convoitise, vous n'en viendrez pas aisément h bout sans le mariage. Les retraites, les jeûnes, les discy}lines, les macérations peuvent diminuer une partie des forces de ce redoutable ennemi, mais non pas les vaincre tout à fait. 11 vous sera toujours redoutable. 11 n'y a qne le mariage qui puisse vous en garantir. C'est là le véritable antidote contre ce poison mortel; c'est la seule épée capable de couper la: tête à cet insolent Goliath. — « Pour éviter la tentation, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari, » a dit le Seigneur. Je suis surpris qu'après un ordre si exprès de se marier, et un témoignage aussi authentique de la nécessité du mariage pour le salut, il y ait un seul homme au monde qui n'en forme pas le dessein, et qui puisse mépriser ce saint nœud.. Chaussée de la Ferrièrb.
L'OFFICE DE Ll FEMME MARIÉE.